‹ Esquisse d'une histoire de la conquête et de l'administration romaines dans le nord de l'Afrique et particulièrement dans la province de NumidieChapitre 151 sur 156 · Alger ni Constantine n'oublieront M. le général Farre · texte numérisé non relu

Alger ni Constantine n'oublieront M. le général Farre

à Alger, à Constantine et en Tunisie, elle croît à peu près comme les nombres 3, 4, 5 et 6 (du Bouzet ; 0. Reclus ; Fillias). La masse d'eau qui tombe dans les douze mois va en grandissant, do l'Ouest, où elle n'est que de 400 millimètres par an, à l'Est, où elle atteint 1200 millimètres.

Je me souviens que je descendais un jour, sous des torrents de pluie, la route si pittoresque qui mène de la petite ville de Miliana à la station d'Affreville, un village grandissant, au pied du Zaccar, à l'entrée de la plaine du Chéliff. Les voyageurs qui arrivaient d'Alger étaient partis le matin avec la pluie et venaient d'arriver avec elle. Cependant le train nous emportait vers Oran, et le ciel rapidement s'éclaircissait au-dessus de notre tête ; arrivés à la limite environ qui sépare le département d'Alger de celui d'Oran, nous étions sous le plus pur ciel bleu. Mes compagnons de voyage. Algériens experts, me l'avaient bien prédit : ils m'avaient annoncé à l'avance le pays du ciel sans nuages, le pays aussi de la sécheresse, le pays où les sept vaches maigres succèdent trop fréquemment aux sept vaches grasses.

De là vient, en partie, la fertilité supérieure de la province de Constantine ; elle a presque toujours son abondante provision d'eau, et son ciel plus humide lui laisse le plus souvent la sécurité de ses récoltes.

L'Afrique ne connaît pas les grandes et belles rivières, les fleuves au large lit, les riches cours d'eau, aux flots constants et réguliers, qui arrosent, qui fertilisent, qui rafraîchissent, qui transportent.

Sur ces pentes dépourvues d'arbres, sur ce sol déboisé et nu, aucun obstacle ne ralentit la fonte des neiges et l'écoulement des eaux pluviales ; or, du haut des montagnes, coulent un grand nombre d'oueds, faibles ruisseaux, maigres rivières, fleuves de petit parcours, que les premières pluies grossissent et précipitent outre mesure, torrents furieux pendant l'hiver et débordant de leur lit devenu trop étroit , presque sans eau pendant la saison sèche et filtrant alors dans le sable, sur un lit de cailloux, entre les racines des tamarisques et des lauriers-roses. Leurs bassins sont d'ailleurs fort restreints par le voisinage de la mer ; et, à l'exception du Chôhff, qui a 695 kilomètres de cours, l'importance de tous ces petits fleuves ne réside que dans les irrigations qu'ils peuvent fournir aux courtes mais fécondes vallées qu'ils arrosent K

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