‹ Esquisse d'une histoire de la conquête et de l'administration romaines dans le nord de l'Afrique et particulièrement dans la province de NumidieChapitre 65 sur 156 · T.-L., XXVm · texte numérisé non relu

T.-L., XXVm

2. T.-L., XXIX, 23 : « et sUnt ante omnes Numidse barbafos effusi iil Venerem; » — « ut est genus Numidarum in Venerem preeceps. »

à Massinissa l'héritage de Gala *. Hasdrubal avait une fille ; et, dans l'entrevue que nous avons racontée tout à l'heure, tout en abandonnant la partie à Scipion, il s'était comme retranché sur le terrain des questions intimes et personnelles, et n'avait pas laissé de parler mariage à l'amoureux Numide, et de faire entrevoir des projets d'alliance de famille. Lorsque Garthage vit décidément venir l'orage suprême, lorsque Scipion, à la tête de son armée de Sicile, tous ses préparatifs achevés", eut obtenu de l'enthousiasme des commissaires romains, après une sorte d'enquête qui ne tourna qu'à sa gloire, la permission tant désirée % les hommes d'Etat carthaginois, sachant bien à quel point le général romain devait compter sur la coopération de Syphax, résolurent de tenter sur le Numide un dernria effort, et lui députèrent Hasdrubal. Celui-ci mena vivement les choses, et pressa de son mieux le roi : « sa fille était nubile; il convenait de hâter la conclusion de cette affaire et de fixer la date du mariage. » Lorsqu'il vit le Numide bien épris (les Numides sont les plus ardents et les plus passionnés des hommes ) , il fit venir sa fille de Garthage » brusqua l'hyménée, et profita de ces réjouissances pour cimenter l'union privée des deux familles par l'alliance publique des deux peuples. Numides et Carthaginois se lièrent par des engagements réciproques et de solennels serments. Mais Syphax avait déjà tant prêté de ces serments éphémères qu'Hasdrubal, dûment édifié sur l'inconstance et la versatilité des barbares , s'efforça d*amener son gendre à une rupture dédlarée, définitive, éclatante, et qui le compromît à jamais. Il profita de toutes les tendresses, de toutes les ardeurs de la lune de miel ; il s'aida de toutes les séductions, de toutes les

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