V. Par qui la tragédie est-elle jouée
(a) parfois par des princes, seigneurs et dames, [La Sophonisbe, à Blois, 1556.]
(b) parfois par l'auteur et ses amis,
[Jodclle, Rcmy Belleau, La Péruse jouent la Cléopâtre.)
(c) le plus souvent par des écoliers des Universités et enfants des écoles.
[Cf. G. Lanson, Catalogue des représentations (281 1).]
(d) Plus tard par des bourgeois,
[Roméo et Juliette à Neufchatel, en 1581.]
(e) même par des confréries. v
[1582, autorisation donnée à la Bazoche de Paris de jouer une tragédie et une comédie dans la grande salle du Palais.
1596, le Saint Jacques joué à Limoges par la confrérie du saint.
Vers 1600, confrérie jouant les Juives en Angoumois.]
Ne pas arguer de la qualité des acteurs pour nier que ce soient de vraies représentations, et un vrai théâtre. L'ancien théâtre n'a pas connu d'autres acteurs.
Importance particulière du théâtre scolaire au xvii0 siècle: c'est lui qui a acclimaté l'art nouveau. Il a joué le rôle d'un Théâtre Libre.
[Cf. Gofflot (2820).]
(/) Enfin les comédiens se sont emparés du répertoire nouveau.
[Dès 1556, 1561, 1567, à Amiens — Châteauvieux, à la cour — Des joueurs de tragédies à Saint Maixent en 1580. — Après 1590, les troupes nomades de Valleran et de Chautron.]
Pas de ligne de démarcation nette entre les écoliers et les
comédiens.
[" Ecoliers joueurs de tragédies," arrivant à Saint Maixent en juillet 1581, et s'en allant ensuite ailleurs (281 1).]