V. La tragédie rentre après
(Le Clitandre de Corneille et les Aventures de Policandre et Basolie du sieur du Vieuget, 1632, marquent-ils un essai de tragi-comédie sanglante?)
[Ed. Volmôller (4768).]
La Sophonisbe de Mairet (1634) ramène la tragédie régulière. Concurrence des deux théâtres (Hôtel de Bourgogne, et troupe de Mondory).
Une douzaine de tragédies, de Sophonisbe au Cid.
[Auteurs: Rotrou, Corneille, Scudéry, d'Alibray, Benserade, la Pinelière, Guérin du Bouscal, Durval.]
Hésitation entre la conception de la Renaissance, et la tragédie active, enchaînée, employant les préparations et le ressort psychologique.
[Caractère pathétique des sujets. — Mélange des deux techniques dans l'Hercule mourant de Rotrou et la Médée de Corneille.]
Influence de la tragi-comédie: irrégularité; goût du spectacle et du décor.
[UHippolyte de la Pinelière. La Didon de Scudéry. La Mort de Mithridate de la Calprenède. — Cf. les préfaces du Torrismond de d'Alibray et de la Généreuse Allemande de Mareschal.]
Cette période se conclut par la Mariamne de Tristan, qui en est le chef-d'œuvre: refonte en beaux vers de la pièce de Hardy.
Encore hésitation et irrégularité. Mais détermination sur l'essentiel: la tragédie est dans les âmes.
[Cf. N. M. Bernardin (4856).]
VI. Le triomphe de la tragédie est assuré par les unités qui s'établissent entre 1628 et 1637.
VIL Alors vient le Cid, tragi-comédie, qui détermine la forme de la tragédie classique, et son triomphe.
La tragi-comédie vivra' encore une vingtaine d'années: Mais elle est inutile; elle n'a plus de caractère distinct.
Il n'y a plus que deux genres, les genres anciens, la tragédie et la comédie.
Même la farce s'absorbe dans la comédie. (Jodelet acteur et rôle des Précieuses.)