II. Importance des années
1628: Cinquième et dernier volume de Hardy.
1 628-1 630: Débuts de Rotrâ^ Corneille, Scudéry, du Ryer; suivis en peu d'années par Benserade, Pichou, Boisrobert, Mareschal, Tristan, etc.
Vers 1 625-1 630, les gens de qualité viennent au théâtre; bientôt les femmes honnêtes. — Deux publics: parfois en conflit, mais réunis souvent par un esprit commun.
On commence à mettre les noms des auteurs sur les affiches.
1629: Une seconde troupe (celle de Lenoir et Mondory) s'établit à Paris: installée au Marais en 1635.
1629: Mairet rapporte d'Italie les unités.
De 1628 à 1640, la tragédie et la comédie, éliminées par la tragi-comédie et la pastorale, reparaissent.
III. La pastorale disparaît la première (après 1632). Insuccès de Silvanire à l'Hôtel de Bourgogne (1629). Lassitude du public: le Berger extravagant de Charles Sorel
Le roman héroïque succède au roman pastoral.
[Le Polexandre de Gomberville, 1619 et 1637.]
La pastorale, chargée (par Mairet notamment) d'éléments de tragi-comédie et de comédie, se laisse absorber aisément par ces genres.
Elle laisse sa trace dans la tragédie (l'amour galant).
IV. Epanouissement de la tragi-comédie, de 1628 à 1640. Elle est la "perfection" du poème dramatique.
[Mareschal, Préface de la Généreuse Allemande, 1631.]
Genre préféré des poètes, sauf Corneille et Tristan.
Cependant la comédie rentre après 1628: elle s'approprie les sujets de la comédie latine, de la farce italienne et française, mais aussi de la tragi-comédie (la comedia espagnole) et de la pastorale.
Elle est favorisée par le goût de la satire morale. (Mareschal, Desmarets de Saint Sorlin.)