‹ Esquisse d'une histoire de la tragédie françaiseChapitre 78 sur 88 · TRENTE-CINQUIEME LEÇON LA FIN DE LA TRAGÉDIE CLASSIQUE · texte numérisé non relu

TRENTE-CINQUIEME LEÇON LA FIN DE LA TRAGÉDIE CLASSIQUE

I. Autour de 1760, tragédie philosophique: c'est l'école de Voltaire, représentée surtout par Marmontel,

[Nos. 8372 et 8381.]

et La Harpe.

[Nos. 8401 et 8404.I

Avec la philosophie déborde la sensibilité.

II. Multiplication des sujets modernes, sous l'influence de la culture moderne dont l'Essai sur les mœurs de Voltaire est le principal agent.

Sujets exotiques: Lemierre.

[Guillaume Tell, 1766.

La Veuve du Malabar, 1770 (8821).]

Sujets français du moyen âge. Influence des études de La Curne de Sainte-Palaye (9504 et 12208), Le Grand d'Aussy (8971 et 12 158), Millot (12314), Tressan (9507-9508), la Bibliothèque des romans (9506), etc. Développement du genre troubadour.

Debelloy, Gabrielle de Vergy, 1777 (9222).

Mais naissance aussi de la tragédie nationale et patriotique: Debelloy, le Siège de Calais, 1765.

Gaston et Bayard, 1771.

[No. 9222.]

III. Dans la structure des pièces, développement du caractère mélodramatique: Piron, Gustave Wasa, 1733; Marmontel, Lemierre, Debelloy.

L'influence de Diderot s'ajoute à celle de Voltaire. Importance de l'action scénique, de la mise en scène et du décor chez Debelloy: Zelmire, 1770; Pierre le Cruel, 1775; et Gabrielle de Vergy, 1777.

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