V. — Li; (.LLTK i.Nrtuu:iR et extkuikiu
Toutes lis religions naturellos admettent le culte intérieur et moral (adoration et prière désintéressée, actes de foi, d'espérance et d'amour).
Mais la relii;ion a une teiulance sociale et veut devenir universelle.
Le culte extérieur a pour but de mettre l'individu i n communiitn de hautes pensées avec la société entière; il a donc un caractère social.
4t)0 AI'PIÎNDIC)':.
Auguste Comte, comme les Saints-Simoniens, a essayé de fonder un culte extérieur et collectif de caractère purement rationnel et positif. De là la religion positiviste, dont les rites extérieurs, imités des religions, sont difficiles à prendre au sérieux et qui, d'ailleurs, n'aboutissent qu'au culte de \humanité.
Le vrai culte extérieur et social pourra prendre un jour
' la forme d'associations de toutes sortes, soit pour l'étude en
commun des grands problèmes philosophiques et sociaux,
soit pour l'action sociale et la transformation de la société
dans un sens de plus en plus moral.
C'est toujours à la morale qu'il en faut revenir : morale individuelle et morale sociale.
La vraie religion naturelle, c'est donc en définitive la morale devenue un objet d'amour pour V individu, et, s'il est possible, pour le f/roupe auquel l'individu appartient, pour l'association spirituelle dont il fait partie, et que les religions révélées appellent Eglise [ccclesia, assemblée, société).
Ainici.i'; (KAïoi'.ziKMi-:
L'immortalité de l'âme.