I.A 1J1\ ISIUILITI':; A L'INFINI. :i
.iclidiis sur iioti't; rt-linc. L'aclidii de la liiriiiôrc sur l'or e.-t la n'actioii ili' l'or -ur la luiuit-ro, racUoii de ce cnuplc >ur nos yeux, cl la r(';a(ti(in dt; wo^ yeux sur ce CDUpIc, v(»ilà les lii-cuiicrs éléuiciits d»^ la prcjprif'-lfi de jaune appartenant à l'or. Mais si l'ar n'iHait pas pesant, dur, ré^-islant, s'il n'avait pas telles propriétés physiques et chimiques, il ne renverrait pas le rayon jainie; approfondissez les propriétés de- lor et vous les verrez solidaires les unes des autres, puis solidaires de la nature dv. la matière, de la pesanteur, de la gravitation, etc. Do mémo pour les propriétés de la lumière, solidaires des propriétés de Télher, du maonétisme notamment, solidaires aussi delà gra\i(atiou produite jiar l'cther, elc, etc. Oiiant aux propriétés de notre rétine, elles enveloppent également des relations et interactions plus grandc-s que tout nombre donné. Une propriété finie, une qualité finie est donc découpée dans un ensemble infini de propriétés et de qualités (|ui s'impliquent mutuellement.
Passons à la catégorie de la <jituiititi'. Ici moins que jamais nous trouvons du simple. La quantilé n'est jamais f(»rnite d'éléments (pii soient vraiment sim[)les et indivisibles. La quantité est toujours divisible à Tinfini et enveloppe toujours rinfini. Une ligne n'est pas composée de points indivisibles. Le point u ('>t qu'une Imiilc, non une unité composante. L'étondue est composée de composés qui sont eux-mêmes composés de composés. .\ vrai dire, il n'y a p;is dans la réalité do 'Df/tpusi/ion; il y a un tout infini et continu donné d'un seul coup et dans letpn-l, après coup, nou.s traçons des divisions, nous opérons des analyses conceptuelles suivies de synthèses ou compositions non moins conceptuelles. L'étendue n t ^t ni simple ni composée; elle est contiime, donc infinie. Dans le temps, il n'y a pas davantage de simpliciti'; vraie ni de vraie composition. L'instant indivisible n'est (piime limite idéale: d'autre' part, un laps de temps quelconque n c.-t pas un cto/t/iosc de parties sinqiU s. Il y a là quelque chose de sui f/rneris qui ne peut se définir par nos concepts abstraits. La quantilé intensive, ii son tour.
3t KSOlJISSi-: D'UNE INTEUPHÉTATION hV MONDK.
n'est ni simph' ni composée d'unités simples accidenteliemciil agrégées et Hont chacune pourrait sul)5ister à part Bref, la quantité e.■^t le domaine de riofinité.
Dans la catégorie de la re/a/ioti, notammem de la relation causale, comme dans celle de la qualité, l'infini règne. Nous venons déjà d'en voir une preuve, puisque, dans le fond, toute qualité est un résultat de la causalité réciproque universelle et que cette causalité réciproque nous entraine de relations en relations ad infuiitum. H n'y a jamais de dernière relation, pas plus que de dernière cause ou, si l'on veut, de première cause. Tne fois la pensive mise en branle à la rechi-rthe des relations causales, elle est comme le mobile qui, lancé dans IVspace et ne rencontrant rien qui l'arrête, irait sans lin à travers l'immensité pendant toute l'éternité.
Reste la catégorie de Texistence, de la réalité, de ce qu'on nomme la substance Mais qu'est-ce que la substance nue dont on prétendrait qu'elle est ou simple, ou composée de simple? Il y a là une pseudo-idée, recouvrant une image toute spéciale et matérielle, empruntée aux opérations humaines que nous accomplissons en bâtissant, par exemple, une maison avec des pierres pour substance. Qui croira que la nature procède ainsi? Le réel, en son fond, échappe à nos concepts amitliétiques de sinjplicité et de composition; il n'est ni simpif, ni composé; il est ce qu'il est. sans que nous en puissions | énétrer la nature ; tout ce que nous en pouvons dire, c'est qu'il enveloppe toujours et partout l'intini ; c'est que, plus nnus le connaissons, plus nous y découvrons de relations multiples et que, si nous pouvions pénétrer entièrement une réalité quelconque, nous la verrions liée à Tinfinité des autn-s par une infinité de relations, non pas abstraites, mais réelles elles-mêmes et, qui plus est, actives ou causait s. 1/inlhii seul existe. Le fini n'est qu'un certain nombre de relations considérées seules par abstraction et n'ayant qu'une indépendance relative, qu'une limitation rela tivc. Tout est multiple et infiniment multiple, soit par la