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<|ii.ililé, suit pal' la (jnaiilitt"', suit par lac-tivilô, soit [>Hi la ri-alité. Ce qui iir M.'Ut pas dire que cette iiniltiplicilé soit une coinpositiou, un agrégat d'unités pouvant exi-ter à part. (!os iinit(!S n"exisl<'nt pas, celte composition n'existe pa.>. Auciiii de nos eoneepts ne peut exprimer la \raif naliu'e du réel, et c'est le concept d'infinité qui s'en rapiirmlie le plus, avec ses diverses formes de contiiuiité uniNerM Ile et d'interai'liuii universelle. I.a thèse de la */;///>//W/c repose donc bien, comme muis lavons dit au début, >nr des idées ou plutôt sur des images factices et humaines. Klle (•.■^^, en dernière analyse, sophistique.
Il résulte de là, tout d'aburtl, que ratomisli<|U-e, si on en vent faire une expression métaphysique du réel, est inadmissible. Il y a, dans la nature, des atomes n lalifs, en ce sens qu'il y a dans la réalité infinie des réalités offrant certains caractères constants dans l'état actuel du monde. Il y a des atomes chimiques, par exemple; mai^ ces atomes Sdut des mondes ou des systèmes de monde et ne sont pa? plus simples que le système solaire. Ils ne sont pas pour cela des co/tiposi-s à la mode de l'homiue; ils smit de;> ensembles intinimeut complexes de relations infiniment multiples qui se détachent dans une infinité d'autres relations infiniment multi[)les. Tout baigne dans l'infini «t < st infini. La réalité n'est pas dans un élément dernier; elle est dans le tout et dans les touts concrets qui sont eux-mêmes dans le tout. Il n"\ a point d'éléments et le tout lui-même n'est pas un rinn/tosc d'élémi'uts: il rs7, et les divers être? ne sont cpi'eii lui, et par lui.
Homme l'atnmi.-tiipie. la munadulogie est inadnù.-sible. I,a ujonadologie n'est d'adieurs cju'mie atomistiqin dans l'ordre ih/nfi})ii(fue au lieu de l'ordre mathématique et mécaniqu". La monade est un atoiue de force, d'activité, de causalité efficiente et en même temps finale. Qu'est-ce qu'une force et un atome de force ? Qu'i st-ce qu'une aetivité atomique, qui se suffirait à elle seult\ qui n'agirait qu'en elle-même et par ellemême et siu' elle-même, sans fenêtre ^ur le dehors, quuiipie
:^0 ESQUISSE D LNE INTERPRÉTATION li U MONDE.
en correspondance et harmonie, préétablie on non, avec tout le dehors ? Nous revenons, dans ce syslème, aux substances simples, c'est-à-dire à deux conceptions (celle delà substance et celle du simple) qui n'offrent aucun sens dcterniinable. El SI, comnje nous sommes obligés de le faire, nous douons les substances simples d'activité, l'idée d'activité nous oblige à concevoir des rapports de causalité qui sont eux-mêmes inconcevables dans la solitude du simple et qui entraînent des solidarités infinies. Aussi Leibniz est-il obligé de replacer l'infinité dans la monade simple et il se trouve à la fin que la prétendue simplicité est toute idéale, que le réel enveloppa toujours l'inlini.
La solution des premières antinomies, qui ^ont mathématiques, consiste, selon Kant, à renvoyer les adversaires dos à dos : — - Nous ne pouvons, par aucune intuition, saisir le monde comme chose en soi, comme réalité ; nous ne pouvons donc ni dire qu'il est infini dans le temps et l'espace, ni dire qu'il ne l'est pas, ni dire qu'il est résoluble en êtres simples, ni dire qu'il ne l'est pas. — Mais il ne s'agit point du monde comme chose en soi, il s'agit du monde de l'expérience, dont nous n'avons pas, il est vrai, l'intuition totale, mais sur lequel nous pouvons raisonner et tirer des conclusions.
Commencement, avons-nous dit, ne se comprend que si on l'applique à un commencement dynamique ou causal du monde, non à un commencement temporel : dire que le monde commence n'est soutenable que si on parle de Y origine du monde entier par rapport à un être absolu qui lui serait supérieur. Dr même, les éléments « indiNisibles » du moiule ne peuvent être des choses dans l'espace, ni des quantités. Il faut passer à l'ordre des qualités et des existences pour les entrevoir.
Les individualités douées de qualités propres ne sont pas des atomes, ni même proprement des monades ; ce ne sont pas des sin?/jles; ce ne sont pas non plus des composés de simples; il y a là un mode d'existence tout différent des questions de simplicité on de composition.