I. La PIIKTENDUE SinST.VNTIM.ITK HK LA liLRÉE
Après avuir examiné le temps sous le rapport île la qualité et de la quantité, nous devons l'examiner sous le rapport de la substantialilé et de la causalité.
]N'(»us rencontrons de nouveau ici la théorie de la durée pure, telle que l'a présentée l'éminent philosophe qui y a suspendu toute son interprétation du monde. 11 s'agit de savoir si, comme il le croit, la durée est par elle-même « substantielle » et si elle est par elle-même « active » ou "' causale ».
La durée, selon .M. IkTgson, « est ie fond de notre être, et, nous le sentons bien, la substance même des choses avec lesquelles nous sommes en conununication. » — <■ Ouant à la vie psychologique, telle qu'elle se déroule sous les symboles qui la recouvrent, on saperçoit sans peine que le temps en est l'étoffe même (1). »
Nous louchons ici au cœur même de la philosophie de la durée. L'auteur de cette doctrine neuve et hardie a biou voulu la résumer ain^i à notre usnge et nous inviter eu quel-
{[) Ev)!ution ricaliicr, |vi|îes i el i2.
<-i6 ESQUISSE D'UNE INTERPRÉTATION DU MONDE.
que sorte à y pénétrer le plus profondément possible : <* L'idée de l'indivisibilité du changement, de l'indivisibilité du temps qui dure, l'idée que le mouvement est donc réel et que le repos est illusoire, l'idée que nous devons rompre avec Thabitude de passer par l'immobile pour aller au mouvement(habitude qui est le fond de la plupart de nos manières de penser), l'idée que le changement est substantiel et n'implique pas une chose qui change, que le mouvement se suffit et n'implique pas un mobile, l'idée que le passé demeure présent, l'idée enfin qu'il faut, pour étudier les grands problèmes, se placer dans la durée piire^ voilà le point central auquel il me paraît nécessaire de rapporter tous les autres. »
En d'autres termes, la durée et le changement sont substantiels ; la durée est active ; comme toute réalité absolue, la durée est simple et indivisible, de même que le changement et jusqu'au mouvement ; c'est dans la mobilité qu'est la réalité, et c'est là que nous devons la chercher au lieu de poursuivre quelque chose qui dépasserait le changement et le temps ; telle est la thèse capitale qui s'impose à notre attention,
Nous avons toujours soutenu, pour notre part, que le repos est une pure apparence, que le mouvement est partout, et que l'immobilité n'est qu'un cas-limite du mouvement môme, qu'on ne doit donc pas concevoir le mouvement par l'immobilité, mais l'immobilité par le mouvement, et ce qui est effectué par ce qui est « en train de s'effectuer » . Nous avons aussi toujours ramené la « substance » à l'action et à la causalité, au lieu de la concevoir comme un -substrat immobile et mort, à l'image d'une matière en repos qui serait le sujet du mouvement. Nous sommes donc heureux de nous être ainsi trouvé d'accord à l'avance avec l'auteur de YEcolution créatrice. Mais il n'en est plus de même, à notre, grand regret, pour les théories qui lui sont vraiment propres. Nous serons donc obligés de dire ici : a Discerne causam meam ».
D'abord la durée est-elle substantielle, se suffisant à ellemême, sans qu'il soit nécessaire de concevoir quelque existence qui dure? Le soutenir, c'est, pour éviter de réaliser
L'iNTliRl'HliTATION DU M0ND1-: l'Ail LA DURKK 'suUe). 67
la catégorie de substance, réaliser une simple propriété générale de IVxislence, un pm^essus que nous saisissons en Mous-mèiues dans un <>'/y>/, dans une conscience. Il ne s'agit, pas ici de se figurer je ne sais quel objet immobile comme un point de l'espace, pour passer ensuite de cette immobilité à la vie. Le sujet conscient n'est ni un objet inunobile ni \n\ objet mobile. Mais ce qui est réel en lui et partout, c'est f existence qui dure, l'activité qui se développe temporellement ; et c'est cette existence active que nous saisissons en MOUS par la conscience, non une " durée ». Il y a bien autre chose daiio la vie intérieure et dans l'existence active que la durée, que la propriété de présenter des moments divers et contimis. Ce n'est pas la durée qui est « vécue », c'est la vie qui dure, et la vie ne vit pas la durée, mais villes sensations et appétitions, les changements et efforts qui la remplissent ou plutôt la constituent par leur ordre dans la conscience. Au delà du désir et du vouloir, peut-on vraiment saisir par intuition une durée absolument pure, qui ne serait que durée? Nous ne le croyons pas; on snisirail alors un insaisissable noumène. iJ'autre part, une durée pure qoi serait toute phénoménale'et réduite au devenir sans l'appétition plus ou moins intense, ne serait qu'une vicissitude de qualités fuyantes sans fH'Xffs interne.
(iràce à ce qu'il y a d'incertain dans des expressions coiiiine (hirvo concrrtr et étendue concrète, on pourrait aussi bien dire que le soleil est de l'étendue concrète et de la durée concrète, car il demande de l'espace et du temjis pour se produire, se prolonger et s'éteindre. On trouverait pourtant abusif de composer les êtres avec de l'étendue. La Joconde n'est pas un cadre concret. De même pour les nombres. Une ileur de crucifère n'est une tétrade concrète que pour un pythagoricien.
Outre une réalité propre, répond-on, il faut <« attribuer au temps une activité ellicace I) », — C'est là (nous le croyons
I Evohilion créât' icr, p. tS.
08 ESQUISSE D'UNE INTERl>RÉTAT10N DU MONDE.
(lu moins) réaliser une abstraction. Ce n'est pas le temps qui, par son activité me fait « vieillir ». Je \icillis parce que certaines actions chimiques et vitales ne s'accomplissent plus en moi de la même manière ; parce que la nutrition de mes organes ne se fait plus aussi bien ; parce que mes vaisseaux s'encrassent et se durcissent, etc. Tout agit sur moi, en moi, autour de moi, excepté le temps, qui, encore un coup, n'est qu'une condition à laquelle les actions sont soumises par les résistances qu'elles rencontrent et par la nécessité de les vaincre.
De même, si je suis obligé d'attendre que « le sucre fonde dans mou verre », ce n'est pas la durée que j'attends, ce sont les actions et réactions mécaniques ou physiques de l'eau et du sucre ; la preuve en est que, si l'eau n'est pas présente, j'aurai beau attendre des jours et des nuits, le sucre ne fondra pas. Quand je pompe une eau profonde dans un grand puits, ce n'est pas l'écoulement de la durée que j'attends, c'est la série des coups de piston dont chacun n'élève l'eau qu'aune certaine hauteur. On dit, en vain, qiie le temps est un grand maître ; les grands maîtres, ce sont les agents qui exercent constamment leurs forces en réciprocité et en opposition. Le grand maître, c'est le déterminisme. On nous dit : « La durée mord sur les choses et les transforme » ; on pourrait dire pareillement : « L'étendue mord sur les choses, puisque l'étendue appelée flot de la mer mord sur l'étendue appelée rocher. » De même que ce n'est pas l'étendue qui réellement mord, mais certaines actions ayant entre autres caractères celui de l'étendue, de même ce n'est pas la durée qui mord, ce sont certaines actions ayant entre autres caractères la durée.
Si l'on a pu objecter autrefois à Descartes que des morceaux d'étendue ne sauraient expliquer le réel, qu'il faut y ajouter quelque activité résistante, pressante et pressée, on peut objecter aujourd'hui que constituer le monde avec des durées n'est pas moins impossible. On a beau les remplir de qualités hétérogènes et changeantes'; ces qualités n'expliquent
L'INTEIil'HHTATION DU MONDIi) l'Ail L.\ DUMÉE {suilc). «Jt»
pas beaucoup mieux l'univers que les figures de géométrie dans Tespnce. Le réel du changement nous semble échapper à la philosophie de la durée, conimt- le réel du mouvement à la philosophie de l'étendue. En ce llux de qualités, la véritable action ne peut trouver place. Appeler « vies » des « durées » et supposer qu'il \ a « plusieurs durées », comme il y a plusieurs vies hétérogènes, c'est réaliser un « concept » au moment même où on essaie de se donner une intuition au-dessus de tout concept. Il n'y a pas une multiplicité de durées infinies ; ma vie est simultanée avec la votre, non avec celles d'Aristote et de IMaton ; la durée nous dépasse donc tous les deux. Elle ne coule pas plus vite en réalité pour vous (]ue pour moi, quoique, si vous avez du plaisir et si j'ai de la peine, la même heure vous semblera courte el me semblera longue. Ces différences d'appréciations sont d'ailleurs renfermées en d'étroites limites, tout au moins celles d'une journée ou même celle d'un repas à l'autre. Nous ne produisons pas la durée comme l'araignée tire de soi son fil plus ou moins long ou court.
il. l.\ l'UÉTF.NDlE INDIVISiniLITK DE LA DlIltE.
l'uiir ériger la durée en réalité absolue, un nous dit qu'elle est indivisible, que le changement qui en fait le fond est indivisible, que le mouvement même est indivisible. Commençons par examiner cette dernière thèse.
On a soutenu que le mouvement est simple et que si nous le divisons après coup, c'est par de simples points de vi'.e divers prissur la réalité. — Cette doctrine nous semble d'abt:»rd identifier la continuité avec l'indivisibilité. De plus, elle nous paraît identifier le mouvement dans Vespace avec l'etVort qui, en nous, donne naissance cà des mouvements musculaires, ou encore avec lacté de volonté qui provoque l'acte moteur. Si je lève la main, dit-on, de A à M, ce mouvement, >< senti du dedans «, est un acte sim[>le, indivisible. — Mais, du dedans,
70 ksquissiï; d'unk interprétation du monde.
nous ne sentons pas le mouvement spatial, sinon par une série de sensations musculaires ou visuelles qui sont atférentes et proviennent du mouvement effectué ou en train de s'effectuer, qui effectue simultanément des chungements sensoriels. Ce que nous sentons du dedans^ c'est l'effort; encore Lange et James ont-ils prétendu qu'il est lui-même un ensemble de sensations afférentes. Du moins, l'acte de volonté est-il interne ; mais cet acte n'est pas le mouvement qui en résulte en vertu de la force de réalisation ou idéomotrice inhérente à la représentation d'un mouvement désiré.
Le mouvement, dit-on, est plus que les positions et que leur ordre, car il « suffit de se le donner, dans sa simplicité indivisible, pour que l'infinité des positions successives, ainsi que leur ordre, soit donnée du même coup avec, en plus, quelque chose qui n'est ni ordre ni position, mais qui est l'essentiel, la mobilité (l)». — Une chiquenaude contre une bille la lance par une seule impulsion, en apparence indivisible, en réalité déjà multiple, et voilà sans doute la ligne du trajet donnée avec la mobilité de la bille ; mais ce n'est nullement la face « exlérieure » de ma chiquenaude : c'est une série d'effets en grande partie étrangers qui se déroule. De même, quand je veux lever le bras, le mouvement décrit par mon bras n'est pas l'extérieur de ma volonté, mais il est le déroulement d'une série d't ffets en grande partie étrangers à elle. On ne peut donc pas dire que « les positions en nombre infini et l'ordre qui relie les po?itions les unes aux autres », c'est-à-dire le mécanisme -et le finalisme apparent de la matière, sont sortis spontanément de l'acte indivisible par lequel ma main est allée de A en B. Ils ne sont pas issus de cet acte ; ils ont suivi cet acte.
« Considérons, dit lui-même ailleurs M. Bergson, un acte très simple, comme celui de lever le bras. Où en serionsnous, si nous avions à imaginer par avance toutes les contractions et tensions élémentaires qu'il implique, ou même à les
1 Evolulion créatrice, p. .99.
L'l\TIÎRl>Hi:rATION DC MONDK l'AU LA DUHÉK (suite). 71
[terc(voir, ime a une, pendant qu'elles s'accomplissent (1)? — Il résulte de là que, dans la réalité, le mouveuientdt* notre hras se compose d'un nombre incalculable de contractions et <1(; tensions élémentaires, impossibles à compter et à percevoir une à une, quoiqu'elles s'accomjtlissent vraiment une à une avec une extrême rapidité et que le mouvement du i)ras soit ainsi divisé en je ne sais combien de mouvements. Dès lors comment peut-il être déclaré « indivisible » ? Continu, oui; mais indivisible et simple, non. Il ne pourrait y avoir de simple, encore une fois, que l'impulsion primitive donnée comme par un déclenchement et une explosion, l'effort premier pour lever le bras ; mai.■^ cet effort même se continue tout le temps et n'est qu'une longue série d'efforts élémentaires. Je le sens bien si, au lieu de lever mon bras à vide, je lève en même temps un fardeau; je sens une série continue d'efforts s'accroître en intensité à mesure que mon bras lève le poids et rencontre une résistance croissante. Conmient pourrait-on dire que ce mouvement est simple, indivisé et indivisible? La série des sensations musculaires qui laccompai^ne est elle-même une vraie série coutume, qui se divi^e sans cesse de fait eu passant d'une sensation à «l'aulres de nuance différente et de plus en plus, pénibles. Je sens qu'à chaque moment je pourrais arrêter le mouvement de mon bras, si je voulais ; il n'en résulte pas qu'il se compose d'une série d'arrêts réels, ni même d'.irrêts virtuels, jnais il en résulte que. quoique produit d'un seul trait et sans interruption, c'est-à-dire continu et continuellement mouvant, il est tmijours \irtuellement divisible ( t qn'd divise toujours réellement m acte la trajectoire qu'il parcourt en traversant tous les points possibles de cette trajectoire.
c( La nature, conclut-on. n'a pas eu plus de peine à faire un 0 il que je n'en ai à lever la main. <> — Il semble bien, à la quantité de siècles nécessaires pour la formation de IumI. que l'acte de la nature (en supposant qu'il existe une nature) n'ait
pas été si facile. «Son acte simple s'est divisé automatiquement en une inflnité d'éléments qu'on trouve coordonnés à une même idée. » — Mais comment le simple ou Tindivisible peul-il se diviser, soit qu'il s'agisse d'un élan simple de la nature vers la vision, ou d'un effet simple de mon vouloir ? Ici encore, n'y a-t-il point confusion d'une série d'effets avec une prétendue face extérieure et multiple d'un acte intérieur prétendu simple ?
Non moins que le mouvement, on déclare le changement indivisible, la durée indivisible. C'est là encore, croyonsnous, confondre YimUmsible avec le continu. De ce que dans le changement et dans la durée il n'y a pas séparation entre passé et présent par un intervalle vide de temps, il n'en résulte nullement que le présent coïncide avec le passé et ne s'en sépare pas sans cesse d'une façon qui maintient pourtant la continuité. Selon nous, le changement et la durée sont une division continuelle et continue qui fait que le présent passe sans cesse, tombe sans cesse de l'être temporel dans le non-être temporel, se sépare sans cesse du passé. Durée, c'est divisibilité infinie et incessante, non pas en parties spatiales, assurément, ni même en parties proprement dites, ni en immobilités, mais en passé et présent ; c'est là une chose siii generis, qu'on ne peut ramener à aucun autre type et où nous avons reconnu la condition nécessaire de la non-contradiction. Si souffrance et nonsouffrance ne se séparaient pas, sans avoir besoin pour cela d'être '(taillées en morceaux », nous avons vu qu'elles seraient contradictoires ; mais, en réalité, la conscience de souffrir et la conscience de ne pas souffrir se succèdent, donc se divisent ou se séparent, et à ce prix la contradiction disparaît. C'est parce que la durée est divisibilité vécue .et sans cesse réalisée que nous pouvons après coup, par la réflexion, tracer des divisions fixes dans le temps. Bien plus, c'est la divisibilité du temps qui nous permet de diviser l'espace en le parcourant par nos mouvements volontaires et nos mouvements corrélatifs d'aperception. Sans la division primor-
L'INTKltl'HKTATlO.N DU MONDE l'AK LA DLHÉK 'suilc'. 'i'\
(liale qui est au fuiid du changement et de la durée, aucune autre division ne serait possible. V irréversibilité (\ii la durée, qui est un de ses caractères essentiels, n'est précisément que l'impossibilité de faire être ce qui n'est plus, de rendre présent ce qui est passé, d'échapper à la perpétuelle dixision du temps, La Parque ne tranche pas seulement le lil à l'heure de la mort ; le fil de l'existence se coupe continuellement luimême en passant par ses ciseaux, et la jtartie rclrancliée tombe dans le passé.
Mais, dit-on, au lieu d'une division, il y a « pénélraliun mutuelle » du passé, du présent, du lntiir. — Si cette pénétration n'est pas une simple métaphore, elle nous semble entraîner une contradiction, Le jour où le passé trouvera moyen de pénétrer, cowîwîc/e/, dans le présent et le présent de pénétrer, comme tel, dans l'avenir, le jour où une crainte que je viendrai d'éprouver « fera corps » avec l'espérance actuelle, le jour où mon désir actuel fera corps avec sa satisfaction future, les contradictions seront réalisées en nirmc temps dans le même sujet. Il y aura une durée où je serai à la fois souffrant et non souffrant, où la souffrance aura pénétré dans son contraire. Que si on parle seulement des effets de la souffrance passée, qui se mêlent au soulagement présent, on énoncera une vérité reconnue de {ous : les effets d'une cause subsistent dans le temps. Mais il va loin de là àja « conipénétration » du passé et du présent, qui n'est que l'expression figurée de la cuntinuité temporelle, comme la compénétralion des points contigus serait l'exiiressiun, d'ailleurs inexaeie, de la continuité spatiale. Bref, le passé et le présent ne font pas plus «corps ensemble » que les positions successives d'une pierre qui tombe.
Soutiendra-t-on que nous introduisons seulement après coup la succession dans la durée ? Mais qu'est-ce qu'une durée sans succession? l'n tempus stuns? Cesi le sentiment même du cli(itujemcnt et de l'altération, donc, de la succession, qui nous donne le sentiment de la durée; sans passé, présent et futur, point de durée; et sans succession, point de
passé, de présent, de futur. Cet ordi^e tient à la continuelle division et impénétrabilité du présent et du passé, au continuel refus de contradiction qui fait le fond de l'être et de la pensée.
Les parties du temps sont encore bien plus en dehors les unes des autres que celles de l'espace, car celles-ci trouvent moyen de coexister et de ne pas s'exclure, tandis que le passé est absolument exclu par le présent; il n'y a point de choses qui soient plus en dehors l'une de l'autre et plus incompatibles que ce qui est et ce qui n'est plus. En vain donc on nous dira que, dans la durée pure, le passé demeure présent, et par lui-même, non par ses effets actuels, la présence du passé comme tel nous paraîtra toujours, non pas la durée, mais la négation de la durée, non pas le temps psychologique, mais la suppression du temps psychologique, soit au profit de cette « éternité » que Ton combat^ soit au profit d'une identité des contradictions dans le temps que jamais Hegel lui-même n'a rêvée, et qui serait l'anéantissement de toute pensée, de toute conscience, de toute qualité, de toute réalité.