‹ Esquisse d'une morale sans obligation ni sanctionChapitre 16 sur 53 · Voir notre Morale (ÏÉpicure, 2« édilioo, p · texte numérisé non relu

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•:*f DU MOBILE MORAL AU POLNT DE VUE SCIENTIFIQUE.

cela, d'une part, sans faire intervenir aucune idée mystique, d'autre part, sans invoquer avec Bain « Ja contrainte » extérieure et sociale ou la « crainte » intérieure. Non, il suflît de considérer les directions normales de la vie psychique. On trouvera toujours une sorte de pression interne exercée par l'activité elle-même dans ces directions; l'agent moral, par une pente naturelle et rationnelle tout ensemble, se sentira poussé dans ce sens, et il reconnaîtra qu'il lui faut faire une sorte de coup d'état intérieur pour échapper à cette pression : c'est ce coup d'état qui s'appelle la faute ou le crime. En le commettant l'individu se fait tort à lui-même : il dimiuue et éteint volontairement quelque chose de sa vie physiaue ou mentale.

L'obligation morale, qui a son principe dans le fonctionnement même de la vie, se trouve par là avoir son principe plus avant que la conscience réfléchie, dans les profondeurs obscures et inconscientes de l'être, ou, si l'on préfère, dans la sphère de la conscience spontanée et synthétique. Le sentiment d'obligation naturelle peut se ramener en grande partie à cette première formule : — Je constate en moi par la conscience réfléchie des pouvoirs et des modifications qui ne viennent pas d'elle, mais jusque du fond inccnscient ou subconscient de moi-même, et qui me poussent dans telle direction déterminée. A travers la sphère liimineuse de la conscience passent ainsi des rayons partis du foyer de chaleur obscure qui constitue la vie intérieure.

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