‹ Esquisse d'une philosophie des sciencesChapitre 2 sur 71 · II AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

II AVANT-PROPOS DU TRADUCTEUR

d'une pratique scientifique vivante : aussi, quelles que soient ses préférences, le philosophe y trouvera toujours des idées intéressantes, au moins par la façon dont les questions sont présentées; et, parce qu'elles prennent une autre allure que dans l'enseignement habituel ou la philosophie courante, on se sent forcé de reprendre ou même de reviser ses propres conceptions. On sera en tout cas frappé de l'importance attribuée par un esprit très positif au travail logique et philosophique.

Cette logique aboutit d'ailleurs à une conception générale du monde, fondée sur l'idée d'énergie, qui a été déjà esquissée, ou même plus développée en certains points, dans des ouvrages antérieurement traduits (i). Ici l'on jugera que, par l'ampleur des idées, la hardiesse et l'unité des vues, que fait ressortir encore la forme condensée de l'ouvrage, W. Ostwald reprend la tradition de toute cette lignée de penseurs qui, depuis le début du dix-septième siècle, ont fait sortir d'une source commune la science et la philosophie.

On verra donc certainement dans cet ouvrage plus qu'un plan de travail pour l'étudiant, comme semble l'indiquer l'auteur; V Esquisse représentera pour le lecteur l'un des courants de la pensée moderne.

M. DOROLLE.

(1) L'Énergie, [rad. Philippi, F.Alcan, 1910; — l'Évolution d'une science, irad. M. Dufour.

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