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La division des sciences

Des considérations précédentes nous tirerons comme conséquence le moyen de dresser une table complète des sciences. Certes on n'a pas le droit ûe comprendre ce terme : « complète », comme si nous avions dès maintenant toutes les ramifications et tous les tournants possibles de chaque science ; mais bien nous disons que l'on peut établir un cadre, à l'intérieur duquel chaque science trouve place à un endroit déterminé, et cela de telle sorte que, malgré son extension progressive, on n'ait pas besoin de dépasser les limites tracées.

L'idée fondamentale, base de cette division, sera celle des degrés d'abstraction. Nous avons vu (p. 20) qu'un concept est d'autant plus général, c'est-à-dire s'applique à un nombre d'autani plus grand d'expériences, qu'il renferme moins de parties ou concepts élémentaires. Aussi mettons-nous, en tête d'un système des sciences, les plus générales, c'est-à-dire nos conceptions élémentaires mêmes (ou du moins celles que nous devons pour le moment considérer comme telles); et suivant les degrés de complexité des concepts composés, nous établirons par degrés une série correspondante. Il y a lieu de remarquer que dans cette série progressive le nombre très grand des nouveaux concepts qui se présentent devrait donner un nombre correspondant de sciences différentes. Mais on a de tout temps, sur des bases pratiques, réuni sous un môme concept un certain nombre de degrés de la science, et, par là, on a créé une division plus grossière sans doute, mais qui permet mieux une vue d'ensemble. Le schéma le plus durable de ce genre et qui répond le mieux au

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but proposé vient du philosophe français Aiiguale Comle ; et on ne l'a (|ue légèrement modifié dans la suite.

Nous allons donner le tableau du savoir, et nous le ferons suivre aussitôt d'une exposition des sciences.

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