‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 108 sur 229 · LIVRE Xîe.— CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE Xîe.— CHAPITRE IV

OU les propriétés des autres. On en concluroit plutôt que Taction de chacun d'eux est essentiellement liée à l'action des autres : ce qui doit être, s'ils sont en effet des principes premiers, et par conséquent simultanément présents et agissant partout où il existe quelque chose.

Par cela même aussi qu'ils seroient premiers, qu'il n'existeroit dans l'Univers rien d'antérieur à eux, que tout le reste dès-lors tireroit d'eux son origine, eux seuls pourroient être, sous les conditions de leur existence physique ou matérielle, strictement qualifiés de corps simples; tout autre corps étant nécessairement composé, et par conséquent décomposable, bien que nous pussions n'avoir aucun moyen d'opérer de fait sa décomposition '.

Les trois énergies primordiales inhérentes à l'éther, l'électricité, la lumière et le calorique, considérés comme autant de principes nécessaires des choses, repectivement caractérisés par ce qui spéci-

» Les premiers corps ont dû se former en vertu des affinités les plus simples, des affmilés pour ainsi dire primitives. Quand, de proche en proclie, on a remonté jusqu'à ces corps par les procédés de décomposition ciiimicpie, on retrouve ces mêmes affinités, elles seules, sans qu'on en ait d'auties à y opposer. 11 doit donc arriver des cas où toute décomposition ultérieure devienne impossible par les moyens dont nous d sposons. Cependant on conçoit encore théoriquement qu'elle pût s'effectuer par l'action immédiate des premiers éléments des corps ou des Huides impondérables, l'électricité, la lumière et le calorique, bien que, de fait, elle ne s'effectue jamais, parce que la création ne rétrograde point.

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