‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 122 sur 229 · LIVRE XI*. — CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE XI*. — CHAPITRE VI

que, car celle-ci s'occupe directement des phénomènes et des lois de la vie, celle-là seulement des composés inertes qui se sont formés sous l'influence de la vie. Or, les lois de la vie, les nouveaux genres d'affinités que développent les formes vivantes, différant profondément des afiinités purement chimiques et de leurs lois, il en résulte qu'appliquée aux corps organisés, la chimie indique uniquement les relations qui les lient aux corps inorganiques, ce qu'ils ont de commun, ce qu'ils offrent de divers au point de vue de leur composition, et, à cet égard , la principale différence qu'elle constate entre eux, est le nombre plus grand des éléments premiers combinés en ceux-là ; par où encore se trouve vérifiée la loi d'après laquelle les êtres, en s'élevant, deviennent plus complexes.

Que si maintenant on jette un coup-d'œil en arrière, qu'on se reporte au moment où la Création, à l'origine des temps, n'étoit qu'un fluide unique remplissant l'espace et possédant en soi trois énergies distinctes, inhérentes, en vertu d'une nécessité radicale, à la substance finie comme à la substance infinie ; qu'à partir de ce moment, on se représente l'action continue de ces énergies et ses résultats successifs, depuis les premières nébuleuses jusqu'à cette multitude de corps gazeux, liquides, solides, dont se compose, pour ne parler que d'elle, notre

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