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planète et son atmosphère, qui ne seroit confondu de ces merveilles ? Qui n'admireroit avec ravissement une si riche variété contenue dans des causes si simples en apparence, agissant selon des lois simples comme elles, et comme'elles aussi, indéfiniment fécondes? Et l'admiration croît encore à mesure qu'avançant dans la connoissance de tant d'êtres divers, on découvre plus clairement les rapports intimes qui les constituent dans une réciproque dépendance, et font d'eux comme autant de parties, j'ai presque dit d'organes, d'un seul être inachevé pourtant, être qui tend, par une suite sans fin de progrès ultérieurs, à s'accomphr dans une unité plus parfaite. Car les productions sur lesquelles se sont iixé jusqu'ici nos regards, simples éléments de productions d'un ordre supérieur, les annoncent, les , préparent, de même que celles-ci, à leur tour, en prépareront d'autres, chacune d'elles offrant, dans sa sphère, une condition du développement universel qui ne s'arrête jamais. S'il avoit, en effet, un terme, s'il étoit possible qu'il en eût un, ce terme seroit TLtre infini dont toutes les formes limitées, en s'unissant, en se pénétrant, auroient reproduit la forme infinie comme lui, et comme lui rigoureusement une. Mais l'infini étant radicalement contradictoire avec l'essence de la Création, l'unité de celle-ci n'est, ne peut être que relative, une perpé-