‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 124 sur 229 · LIVRE Xl^ — CHAPITRE \IS · texte numérisé non relu

LIVRE Xl^ — CHAPITRE \IS

tueîle tendance vers cette unité absolue, incommunicable, dont elle approche sans cesse, et qu'éternellement elle n'atteindra pas.

La grandeur de Thomme, dernier né des êtres terrestres et qui les résume tous, est de suivre par la pensée cette évolution magnifique, d'en observer les phases, d'en rechercher les lois, de reproduire en soi, dans son type idéal, l'œuvre de Dieu dont il fait partie, et c'est ainsi que la science devient tout ensemble une philosophie et une hymne, l'expression du Vrai et du Bien, qui se révèle par l'ordre, l'aliment divin de l'intelligence et de l'amour. Quelle que soit notre foiblesse, quelque vivement que nous sentions ce qui nous manque pour concourir efficacement à satisfaire ce besoin de connoître, de savoir toujours plus, inhérent à la nature humaine, nous ne laisserons pas de poursuivre la tâche que nous nous sommes prescrite; heureux si nous pouvons seulement ouvrir à cette philosophie quelques perspectives nouvelles, balbutier quelques mots de cette hymne sublime.

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