LIVRE Xlie. — ClIAPïTRE ler
sant ces gaz soit dans Tatmosphère, soit dans le sol, se les assimilant, les modifiant, élargirent la sphère de la Création antérieure, en y introduisant des séries nombreuses de formes plus parfaites indéfiniment variées, et, en même temps, soumises à des lois dépendantes de leur commune essence. Ces êtres, dont les débris accroissent journellement les richesses du règne inorganique, les végétaux enfin, ont, dans réconomie de la nature, pour but spécial, d'élaborer les gaz atmosphériques, de les transformer de manière qu'ils deviennent propres à servir d'aliment à une autre classe d'êtres, supérieurs encore, les animaux qui, décomposant ce que les végétaux avoient composé, rendent au milieu oii ils vivent tous , les éléments de cette vie , laquelle , quant aux moyens de sa conservation, tourne éternellement en un cercle de productions réelles et de destructions apparentes. Car, en définitive, rien ne périt. Les primitifs éléments des choses, engagés en des multitudes de combinaisons variables, d'où ils ressortent à l'état libre pour y rentrer encore, subsistent inaltérables en ce qui fait leur essence. La forme accomplit son évolution : les êtres s'enchaînant aux êtres, manifestent, au dehors de lui-même, TEtre infini, selon des degrés de perfection progressive marqués, en ce point de l'Univers, par la différence qui sépare une molécule gazeuse de l'homme.