‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 139 sur 229 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

274 lie PARTIE. — DE L'ilOiMME.

apparence toutes métaphysiques, n'intéressent qu'indirectement la science de la nature. Elles la dominent, au contraire, tellement, qu'il n'est point de conception générale des phénomènes qui n'en suppose une solution quelconque : et c'est pourquoi elles se présentent toujours sitôt que , pénétrant au-dedans des faits, on s'efforce d'en découvrir, si l'on peut ainsi s'exprimer, le sens intime, les causes et les lois nécessaires. Essayons de répandre quelque lumière sur un sujet couvert encore d'obscurités au sein desquelles le lien des choses prend ses plis et rephs, et qui voilent à nos yeux, en ua de ses points les plus importants, la raison de TUnivers et sa constitution essentielle.

Suivant la théorie exposée dans cet ouvrage, on conçoit d'abord l'unité première, qui n'est autre que la substance absolue, infmie; et dans la substance on conçoit, comme autant de nécessités qu'implique son existence, la force ou l'énergie interne par laquelle elle est \ la forme ou l'énergie interne qui la détermine à être ce qu'elle est, la vie ou l'énergie interne qui, en opérant l'union de la force et de la forme, accompht l'être dans l'unité radicale et primordiale.

' Rien ne se conçoit comme existant, qu'en même temps Ton ne conçoive quelque chose d'actif qui le réalise, et ce qiiel'iue chose d'actif est nécessairement inhérent à ce qui n'a point de cause extérieure, à ce qui possède eu soi le principe de son existence.

Page 1