‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 145 sur 229 · LIVRE Xir.— CHAPITRE III*. 28S · texte numérisé non relu

LIVRE Xir.— CHAPITRE III*. 28S

taires qu'elle implique l'aient été elles-mêmes auparavant.

Mais, rien ne sortant de rien, ou, en d'autres termes, le néant n'étant point une cause, être réalisé physiquement c'est se développer. L'apparition d'une forme nouvelle dans le monde des phénomènes suppose nécessairement sa préexistence sous un mode d'être quelconque. Toutes les formes réalisables existent donc au sein de l'Univers, sous un mode d'être quelconque, et s'y développent dans un ordre inverse de leur complexité, c'est-à-dire, à mesure que les formes plus simples qu'elles impliquent, s'y sont elles-mêmes développées suivant la même loi. Toutes préexistent essentiellement dans la lumière, semence des formes, comme nous l'avons nommée. Aussi, sans elle, nulle combinaison; elle contient le germe qui s'approprie, s'assimile les formes indispensables à son évolution, les formes qui, dans la stricte rigueur du mot, en sont l'aliment; et l'on peut s'étonner qu'on ait méconnu l'unité de la loi qui, par un mode de naissance et de croissance commun, enchaîne tous les êtres, à quelque ordre qu'ils appartiennent, depuis le corps inorganique le moins composé, jusqu'à l'homme.

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