LIVRE Xlie. — CHAPITRE V
duellement un. Et de là un double phénomène : chaque partie, chaque tissu homogène se développe, se renouvelle, comme les êtres inférieurs, par la reproduction de ses molécules intégrantes, ou par une génération continue; Fêtre complet se reproduit, comme il subsiste, comme il se développe, par l'action commune et solidaire de ces parties diverses,, éléments de la forme une qui le constitue ce qu'il est; et la production d'un autre individu semblable à lui n'est encore, au point de vue purement organique, que le plein épanouissement de Têtre virtuellement contenu dans le germe primitif, le terme de son développement; car, à partir de ce point, après une certaine durée nécessaire pour que, relativement à l'espèce, le but de la reproduction soit atteint, l'organisme penche vers son déclin ou entre dans une voie rétrograde qui aboutit à sa dissolution.
Dans les végétaux, l'œuf ou la graine qu'engendre en se développant un bourgeon terminal, n'est ellemême qu'un bourgeon encore à l'état de germe, séparé de la tige maternelle et désormais indépendant d'elle sous Tenveloppe qui l'isole, et au dedans de laquelle s'est accumulé Taliment nécessaire à son évolution, lorsque les circonstances extérieures permettront qu'elle commence. La graine peut donc se produire partout où existe un bourgeon terminal. Mais la multiplicité des graines produites par un seul
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bourgeon, raccumulation correspondante d'aliment qu'elles nécessitent et que la plante doit élaborer, réduit forcément à un nombre de bourgeons plus ou moins limité ce mode de reproduction, suivant la puissance d'élaboration ou de nutrition que possède la plante, et suivant l'abondance des matériaux de cette nutrition que lui fournissent les milieux avec lesquels elle est en rapport.
La même chose a lieu pour les animaux trèsinférieurs. Mais à mesure qu'en s'élevantils deviennent plus complexes, ou à mesure qu'augmente la solidarité de leurs éléments constitutifs, de leurs parties diverses, toutes devant concourir à l'œuvre commune du développement ou de la génération, Tœuf ne sauroit se produire dans chacune des parties isolément prise, puisqu'il n'en est pas le développement, mais seulement dans les points que Ton conçoit comme centres de leurs actions réciproques, et si la solidarité est complette et universelle ou si l'animal est rigoureusement un, dans un point unique, qui sera le lieu nécessaire de la génération ou du développement relatif à l'espèce.
Ce développement moins individuel et par là plus semblable à la génération primitive de l'espèce, en représente aussi plus nettement les conditions, ou 1 indispensable concours du principe de force, du principe de forme et du principe de vie. Ce qui se