‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 179 sur 229 · VÉGÉTAUX · texte numérisé non relu

VÉGÉTAUX

Quoique la chimie constate des caractères différentiels très- marqués entre les produits du règne végétal et les produits du règne animal, ces caractères, n'affectant que les éléments inanimés de l'organisme et non l'organisation elle-même, sont de peu de secours pour déterminer la différence fondamentale, s'il en existe une, qui sépare le végétal de l'animal. Nous disons, s'il en existe une, car, dans les deux règnes, les degrés inférieurs se ressemblent tellement, qu'il devient difficile à l'observateur le plus attentif de les distinguer : d'où cette classe d'êtres équivoques auxquels on a donné le nom de zoophytes. Toutefois, la difficulté même de les ranger avec certitude, soit dans le règne végétal, soit dans le règne animal, peut jeter peut-être quelque lumière sur la question si obscure que nous venons de poser.

Partant de l'animal du genre le plus élevé et descendant jusqu'à celui dont la nature paroît se con-

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