LIVRE XU*'. — CHAPITRE Vil*. 3S
fondre avec celle du végétal, voyons par quelles phases de décroissance l'organisation a dû passer pour arriver à ce dernier terme. Dépendante de la loi selon laquelle la perfection des êtres augmente avec leur complexité, cette décroissance n'en est que l'expression inverse, c'est-à-dire, que la complexité des êtres diminue, que leur structure se simplifie à mesure qu'ils se rapprochent du point initial de la série. On remarque des arrêts de développement non accidentels, mais constants et dès-lors dus à une cause interne, essentielle et primordiale. Certains organes manquent, ou prennent une conformation moins apte aux fonctions générales dont ils sontrinstrument variable suivant la nature spécifique de l'être et celle du milieu qui lui est approprié. En ce qu^elle a d'extérieur, cette imperfection relative affecte spécialement les organes de relation et ceux du mouvement : à l'intérieur elle se manifeste dans les conditions organiques correspondantes, et surtout dans celles qui se rattachent immédiatement au système nerveux. L'instinct aussi devient proportionnellement plus borné. Au-delà disparaissent tout à fait les organes de locomotion. L'animal fixé comme la plante en un même lieu, y accomplit sa durée entière, ou, s'il se déplace, opère son déplacement par des moyens analogues à ceux dont on trouve parmi les végétaux mêmes des exemples,