‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 182 sur 229 · LIVRE XII'. — CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE XII'. — CHAPITRE VII

(( dante que soit la matière non azotée qui est venue « s'interposer entre ses propres particules i. »

Cette matière azotée ne seroit-elle point, chez les végétaux, cette cause physique du mouvement de laquelle nous parlions tout-à-rheure , remplissant en eux les mêmes fonctions que la matière nerveuse chez les animaux? S'il en étoit ainsi, on trouveroit dans ce fait une confirmation nouvelle de nos conjectures touchant les relations spéciales de l'azote avec le principe de force ou de mouvement *. Et comment douter qu'en effet il en soit ainsi, lorsque, dans la formation de la plante, on voit apparoître d'abord cette matière azotée, laquelle dès-lors est une condition de tous les développements qui succèdent, développements impossibles sans le mouvement? Étant donné celui-ci et conséquemment sa condition physique, condition première, permanente, puisque rien sans lui ne pourroit se produire, le principe de forme détermine la nature et l'ordre des formations successives dont Tensemble compose l'organisation caractéristique du végétal selon son espèce.

Mais, en dehors de ce qu'a de propre chaque organisation spécifique, il existe un mode général de formation, ou certaines conditions de développe-

' Dumas, Statique chimique des êtres organisés, p. 29. » Voyez liv. XT, chap. V.

ment communes à tous les végétaux, lesquelles constituent les principes de l'organogénie. La détermination en a plusieurs fois varié dans la science théorique, suivant les résultats divers que l'observation sembloit fournir, et il n'en est point qui soient encore universellement admis. Toutefois ceux qu'a établis, dans ces derniers temps, un savant botaniste, en les appuyant d'expériences aussi nombreuses qu'ingénieusement variées, nous paroissent tellement l'expression des faits, que nous n'hésitons point à les adopter, au moins provisoirement. Il les résume lui-même en ces termes :

(( 1° Tout s'organise dans la cellule;

(( 2° Tout organe dit appendiculaire, de la végète tation ou de la fructification, résulte d'une cellule « animée;

« S"" La cellule organisée produit un bourgeon à c( feuilles, à fleurs ou ovulaire;

« 4<* Tout préexiste dans le bourgeon quel- (( conque; rien d'organisé n'y monte, pas plus que « dans la cellule ;

« 5° L'ordre de succession des parties, dans les « bourgeons à feuilles, à fleurs, ainsi que dans les « ovules, a toujours heu de la circonférence au « centre ^ »

» Gaudichaud, Comptes- rendu s de l'Académie des sciences, séance du l9août,18i4, i).389.

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