‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 188 sur 229 · TOME · texte numérisé non relu

TOME

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et que, dans son ensemble, le règne végétal ne concoureàlaproduction de quelques-uns desphénomènes atmosphériques dont s'occupe spécialement la météorologie, phénomènes si obscurs encore dans leurs causes et le mode d'action de ces causes complexes. Il y auroit à faire aussi de très- curieuses recherches sur la statique et la dynamique végétale. Combien de fois n'a-t-on pas remarqué Tactioa mécanique qu*exercent sur des corps solides les plantes les plus frêles? Une tigelle naissante, qui à peine résisteroit à la pression du toucher le plus délicat, soulève en croissant le poids relativement énorme de la terre qui la recouvre K La nature offre des multitudes d'exemples analogues, lesquels, considérés d'une manière générale, dépendent des lois qui règlent, dans tous les ordres d'êtres et de faits, les phénom.ènes moléculaires. L'action lente de la force indéfiniment divisée accomplit ce que jamais n'effeclueroit son action brusque; et c'est dans les lois de ces actions dont nos sens n'aperçoivent que les résultats accumulés, que se trouve, en ce qui touche la science des corps animés et inanimés, la raison physique de toutes les origines.

* La pénétration du mercure par les radicules des plantes en voie de germination, présente un phénomène du même genre, récemment mis hors de doute par les curieuses expériences de M. Durand. Voir les Comptes rendus de V Académie des sciences, séance du 2imarsetdu2%avrU\^\5.

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