‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 200 sur 229 · LIVRE Xn* — CHAPITRE VIÏÏ · texte numérisé non relu

LIVRE Xn* — CHAPITRE VIÏÏ

(( clisparoissent inopinément, sans rapports directs i< avec leurs précurseurs, car je ne pense pas que (( l'on puisse prétendre sérieusement que les nom- (( breux types des cycloïdes et des cténoïdes qui « sont presque tous contemporains les uns des « autres, descendent des placoïdes et des ganoïdes. u Autant vaudroit, en effet, affirmer que les mam- « mifères, et avec eux l'homme, descendent directe tement des poissons. Toutes ces espèces ont une c( époque fixe d'apparition et de disparition; leur « existence est même limitée à un temps déterminé, « et cependant elles présentent dans leur ensemble « des affinités nombreuses plus ou moins étroites, « une coordination déterminée dans un système « d'organisation donné, et qui a des rapports in- (( times avec le mode d'existence de chaque type et (( même de chaque espèce. H y a plus, un fil invi- (c sible se déroule dans tous les temps à travers cette « immense diversité; il nous présente comme ré- (( sultat définitif un progrès continuel dans ce dé- « veloppement, dont Thomme est le terme, dont les i< quatre classes d'animaux vertébrés sont les inter- (c médiaires, et la totalité des animaux sans ver- (( tèbres l'accompagnement accessoire constant. » De l'enchaînement des formes naissent les séries correspondantes aux classes, familles, genres, les divisions enfin qui se fondent à la fois sur les res-

semblances et les différences, chaque être offrant un double point de vue, le point de vue de l'unité et le point de vue de la variété. Elles se développent ensemble et dans la même mesure. Les embranchements se multiplient dans le progrès général du règne, et le progrès a pour expression des êtres de plus en plus complexes et de plus en plus uns.

.Trop vaste pour être embrassée dans sa totalité par aucun homme,* la zoologie s'est divisée en des branches presqu'aussi nombreuses que la nature fournit à l'observateur de formes déterminées par des caractères constants. Elle se divise aussi, par rapport aux conditions internes et physiques de la vie, en deux sciences générales, Tanatomie, dont le but est de connoître la structure des organes, et la physiologie qui en étudie les fonctions, et l'une et l'autre se subdivisent encore en autant de sciences partielles qu'il existe d'organes divers ; après quoi «lies tendent, par un mouvement inverse, à construire avec les données obtenues par chacune d'elles isolément, une science qui les résume en les unissant, la science de l'organisation animale qui, dans chaque être particulier, implique la connoissance non seulement de chaque organe et de sa fonction, mais aussi des relations mutuelles des organes et des fonctions, et dans l'universalité des êtres ani-

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