‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 209 sur 229 · LIVRE Xîî«. — rnAPïTP.E ÎX · texte numérisé non relu

LIVRE Xîî«. — rnAPïTP.E ÎX

sance de TElre créateur. A part l'acte premier par lequel il limite sa substance, participable sans être divisible, et lui donne ainsi une existence distincte de la sienne, il ne pourroit agir autrement hors de soi, créer autrement, puisqu'un effet fmi implique une cause finie, un effet spécial, une cause spéciale, et qu'une cause spéciale n'est dans l'Univers et par rapport à tout ce qu'il renferme, que l'action spécifique déterminée par la nature de l'être agissant et réglée par ses lois.

Et, de fait, ne voit-on pas tous les êtres se produire au sein de la Création, en vertu des seules causes et des seules lois naturelles, par un progrès sans interruption, que la géologie constate sur notre globe ? N'en existe-t-il pas sous nos yeux des classes nombreuses dont on ne pourroit, sans nier la science et sans révolter le bon sens, attribuer la formation première à l'action immédiate de Dieu? Qu'on s'arrête au point qu'on voudra de cette série des êtres naturellement formés, nous demanderons pourquoi cette grande loi de la nature, primitivement conçue comme nécessaire par l'esprit, s'arrêteroit où s'arrête notre science acquise, variant avec elle, quant à nous, en tant que principe d'explication, de sorte qu'à raison de notre actuelle ignorance, nous accepterions aujourd'hui l'action immédiate de Dieu comme l'explication nécessaire du même fait, que

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