TOME IV
le lendemain, mieux instruits, nous rapporterions à des causes naturelles ? Nous demanderons comment révolution continue de l'Univers dépen droit de causes et de lois différentes, qui n'auroient entre elles aucun lien? comment, sous ce rapport, ilexisteroit, dans la chaîne des moyens par lesquels s'opère la réalisation des êtres, de soudaines lacunes, de profonds abymes, que pourroient seules combler de successives interventions de la puissance infinie? comment on concevroit qu'ils le pussent être par cette puissance même, agissant dans Tordre naturel sans moyens naturels d'action, sans s'être déterminée sous les conditions du fini, pour se proportionner aux fins voulues d'elle? C'est là aussi trop d'absurdités et des absurdités trop grandes.
La seconde solution du problème posé semble d'abord mieux satisfaire à Tune de ses conditions principales, en ce que du moins on a senti quelle de voit être cherchée dans l'ordre naturel. Toutefois on ne sauroit davantage l'admettre, car elle s'appuie sur une hypothèse inconciliable de fait avec les vraies lois de la nature, et qui conduit à la négation du principe essentiel et nécessaire de variété.
Nous avons déjà discuté cette hypothèse, qui est celle de la transformation des espèces. On a vu qu'elle se lioit étroitement à l'idée systématique d'un seul type de l'animalité, laquelle, suivie jusqu'au bout,