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peut être telle qu'elles entraînent infailliblement la destruction de l'être qui en est atteint.
De là une nouvelle science, divisée elle-même en plusieurs sciences spéciales, suivant le but particulier de chacune d'elles.
L'étude des altérations organiques ou de l'état anormale des êtres vivants, séparée de celle qui a pour objet la recherche des moyens propres à y remédier, constitue la pathologie. Il est clair qu'elle se fonde scientifiquement sur la connoissance antérieure de l'état normal de ces êtres, de la structure régulière de leurs organes, des fonctions et des connexions de ces organes divers. La pathologie, dans les deux règnes végétal et animal, n'est donc qu'une annexe, un complément de la physiologie à laquelle elle fournit de très-précieuses et quelquefois d'indispensables indications.
On ne conçoit que trois causes générales physiques de désordre dans un organisme quelconque. Tout organisme implique, en effet, pour subsister, A^ Une force interne productrice des mouvements nécessaires à sa conservation, ou des conditions déterminées d'électricité végétale ou animale ; 2^ Une quantité également déterminée de calorique, lequel est proprement la vie, le principe qui unit la force productrice du mouvement à la forme qui le dirige ; 3° L'action régulière des tissus dont l'ensemble or-
donné à une fin commune, la conservation et le développement de Têtre organique, constitue un système d'affmités complexes, au moyen duquel il se répare incessamment.
Changez, au-delà de certaines limites, les proportions de calorique et d^ électricité que sa nature implique ; aux affinités normales des tissus substituez d'autres affinités, ce qui arrivera si des causes quelconques altèrent dans leur composition les tissus eux-mêmes : dans tous ces cas, le désordre envahira l'organisation, et selon qu'il sera plus ou moins profond, plus ou moins étendu, produira soit la maladie, soit la mort, inévitable résultat, en tout être vivant, d'une radicale perturbation de ses lois naturelles.
Les maladies se divisent donc en trois classes générales correspondantes aux trois appareils , qu'à différents degrés de développement et sous les modifications relatives aux formes caractéristiques des êtres divers, l'organisation nécessite. Mais, à raison de la connexité de ces appareils solidaires, qui concourent simultanément à la production de tous les phénomènes vitaux, le désordre de l'un d'eux détermine forcément des désordres proportionnels dans les deux autres. En cela semblable à l'état normal, l'état anormal dépend donc de causes toujours complexes; quelle que soit celle par qui le