‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 217 sur 229 · LIVRE Xîie. CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE Xîie. CHAPITRE X

force. A l'appareil propre de la vie, se rapporte la perturbation dans la production et la distribution de la chaleur, qui accompagne tout mouvement fébrile *.

Dans leurs rapports avec la forme, que représente directement Fappareil nutritif, les symptômes généraux de l'état morbide sont les altérations fonctionnelles des tissus, qui indiquent celles des tissus mêmes. Elles ont pour conséquence soit une vicieuse élaboration des éléments de la nutrition, qui rend l'assimilation imparfaite ou nulle, soit des sécrétions anormales, d'où, selon leur durée et leur

ï € Beaucoup d'actions, dit un physiologiste distingué, sont effec- « tuées dans les systèmes capillaires, savoir : leur circulation propre, « qui est autre que la circulation générale; la transformation du sang « artériel dans la substance des organes, pour la composition; l'ac- « tion de la calorification, celle des sécrétions, peut-être une stimu- « lation spéciale exercée par le sang artériel sur les organes, et de ff laquelle dépend la vie ; enfin l'action de l'absorption interne. » Adelon.t. II,p. 118 et 119.

La calorification commence dans le poumon par la combinaison de l'oxigène avec le sang veineux, ou par les modifications quelconques qu'il lui fait subir. Le calorique de l'oxigène combiné avec le sang artériel est porté par lui dans les organes et les pénètre dans leur profondeur. Là s'opère proprement la calorification ou le renouvellement de la vie. Une chaleur ou un froid insolite, affectant avec persistance, en vertu de causes internes, un organe ou une portion d'organe, annonce un désordre, un trouble dans la calorification, ou un désordre, un trouble dans la vie. Toute stimulation dépend d'elle dans son origine, comme les mouvements qu'elle détermine dépendent de îa force, en sont l'effet. Partout où s'opère une transformation, une combinaison d'éléments préexistants, c'est la forme qui agit par l'affinité.

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importance dans l'économie, résulte un empoisonnement consécutif plus ou moins grave.

Tout système qui n'admet qu'une cause primitive de maladie, y subordonnant toutes les autres, est donc faux par cela seul. De là tant de théories que la science a vu naître et mourir, renaître ensuite sous des noms nouveaux et mourir encore. Une cause générale, unique et première de maladie impliqueroit, dans les êtres organisés, un principe également unique de formation et de conservation* Or, un principe unique de formation et de conservation obligeroit de concevoir comme identiques, nous ne disons pas quant à la substance, ce qui est vrai et nécessairement vrai, mais quant aux propriétés de la substance, la force qui meut, la forme qui dirige le mouvement, la vie qui unit la force à la forme; car si on les distinguoit essentiellement dans ce principe unique, elles seroient en lui autant de principes divers, et la supposition fondamentale s'évanouiroit.

Au reste, les divers appareils, correspondant respectivement à des conditions nécessaires et inséparablement liées de l'existence , se supposant , se pénétrant dans leur intime solidarité, aucune cause perturbatrice des fonctions normales ne sauroit affecter l'un d'eux, que par ses elTels immédiats elle ne réagisse sur les autres, et de là, tout ensemble,

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