LIVRE X^ — CHAPITRE IV
il se compose; direction de ce mouvement moléculairement déterminée par Faction de la forme ou par l'énergie qui préside à la production des molécules diverses^, et, de plus, quant au groupe entier, par la combinaison des attractions réciproques des groupes mêmes.
Lumière propre, sans quoi le principe de forme, tel qu'il se caractérise dans ces productions premières, ne seroit pas manifesté; chose contradictoire.
Chaleur enfin, puisque la chaleur manifestation du principe spécial qui unit la force et la forme, existe dès-lors nécessairement dans tous les corps, cil ses lois se combinent avec celles des deux autres énergies essentielles et primordiales.
Il semble que dans ce qui vient d'être dit, il n'est rien que nous n'ayons été successivement contraints d'admettre en vertu d'invincibles déductions logiques, ni rien qui ne s'accorde avec les faits donnés par l'observation. Nulle hypothèse, à moins qu'on ne
' Lorsqu'un agent libre imprime à un mouvement quelconque une direction déterminée, cette direction dépend de sa pensée ou de son intelligence, laquelle en est la cause originaire, effective, unique, sans être celle du mouvement même. Or rintelligence et la forme sont radicalement identiques {Esquisse, iom. /, liw. lll,chap. F), Ce que l'intelligence, la pensée de l'agent libre opère avec conscience de soi et de ses actes, la forme aveugle l'opère fatalement, car l'une et l'autre ne sont que la même énergie essentielle, le principe nécessaire de détermination sans lequel rien ne seroit.
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regarde comme telle Texistence même de TUnivers ou rexistence d'une substance finie, qu'on ne peut, il est vrai, démontrer, mais qu'on ne peut nier non plus, puisque ce seroit se nier soi-même, ainsi que nous l'avons expliqué ailleurs. Les propriétés essentielles que nous lui attribuons, nous paroissent renfermées rigoureusement dans la notion que l'esprit est forcé de se faire d'elle ; et lorsque nous identifions physiquement ces propriétés avec les fluides impondérables appelés lumière, calorique, électricité, nous y sommes encore forcés logiquement, par Tévidente nécessité que les propriétés inséparables de la substance aient dans le monde physique une manifestation physique, et par l'impossibilité de remonter à des causes physiques antérieures à ces fluides universels.
En recherchant ce qu'ont dû être les premières formations cosmiques, nous sommes donc conduits à nous les représenter comme des masses gazeuses répandues dans l'éther, et d'une densité différente de la sienne. Nécessairement douées d'une force propre ou d'un principe d'activité inhérent à leur substance même, ces masses se meuvent au sein du milieu primitif, y gravitent Tune vers l'autre, en même temps que, dans chacune d'elles, l'attraction reliant leurs molécules élémentaires leur imprime, en vertu de ses lois invariables, une commune ton-