‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 41 sur 229 · LIVRE X^ — (JÎAPITÎÎE JV · texte numérisé non relu

LIVRE X^ — (JÎAPITÎÎE JV

dance vers un centre commun. Ici la théorie rencontre l'observation, car le premier fait astronomique ou le phénomène le plus simple que nous offrent les espaces stellaires, ce sont précisément ces amas de gaz d'une étendue énorme , que Ton a nommés nébuleuses. A la distance où nous sommes d'eux, nous ne possédons aucun moyen d'en étudier la nature intime, de les comparer, sous ce rapport, aux gaz connus de nous; mais par cela seul qu'ils sont, nous savons avec certitude qu'ils doivent être soumis aux conditions de toute existence corporelle, et spécialement à celles qui se lient à la mécanique générale fondée, en ce qu'elle a d'absolu, sur les lois nécessaires, immuables, éternelles du nombre, et, dans ses applications aux réalités contingentes, sur les lois physiques constatées par l'observation. Or ces lois ont suffi, et c'est une des gloires de la science, pour en déduire rigoureusement et pour expliquer la formation des mondes, quelle que soit, d'ailleurs, leur composition intrinsèque qui relève en partie de lois différentes.

Quoi de plus merveilleux que cette création continue, incessante, dont nous suivons le progrès dans ses degrés divers, marqués par la mesure du développement de chacun de ces mondes, les uns naissant à peine, les autres parvenus, si l'on osoit s'exprimer ainsi, à leur maturité ! Semblables,

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