‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 42 sur 229 · TOME lY · texte numérisé non relu

TOME lY

32 lie PARTIE. — DE L'HOMME.

d'une certaine manière qui n'exclut pas de profondes différences, semblables, disons-nous, aux êtres organisés qui se produisent sous nos yeux, ils nous apparoissent d'abord comme l'ovule dans laquelle le liquide vivant s'épaissit peu à peu, et, par le secret travail des aflinités inhérentes à la forme, au germe qu'il contient, réalise la complette évolution de ce germe. Des affinités analogues, quoique moins complexes, agissant, en effet, dans les masses gazeuses, y déterminent des formations de plus en plus variées, et, sous l'influence du principe de la pesanteur, une condensation croissante. Un noyau se forme, ce noyau grossit, et le corps de Tastre s'achève, toute proportion gardée, commrf s'achève le corps de l'être organique *. Ce que l'on sait, à cet égard, recevra bientôt, grâce à des instruments plus parfaits, une confirmation nouvelle et de nouveaux développements, qui étendront, audelà peut-être de toute prévision, le champ déjà si vaste de la physique céleste. Ecoutons notre grand astronome :

' On poiin oit peut-être étendre plus loin cette analogie, et présumer que, comme chaque être a son cycle qu'il parcourt et dans lequel s'accomplit sa destinée individuelle, chaque monde aussi a le sien. Ce cycle parcouru, il meurt pour revivre sous des conditions nouvelles d'existence. La masse demeure, mais elle éprouve de profondes modifications, elle se transforme en quelque sorte. Ainsi on a vu des oleils s'étein(he suhitement : espèce de mort dont se trouvoit frappé soudain l'asti e lumineux.

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