LIVRE X®. — CHAPITRE IV
(c L'observateur muni d'une lunette à très-large « ouverture, à grossissement considérable, montée (( parallatiquement, et conduite délicatement par (f une horloge, trouvera encore un champ de re- (( cherches presqu'intact, dans les nébulosités si (( vastes et à formes si variées dont le ciel est par- « semé. Il étudiera les progrès de la concentration « de la matière phosphorescente ; il marquera l'éic poque de l'arrondissement du contour extérieur ; (c Tépoque de l'apparition du noyau lumineux cenc( tral; l'époque où ce noyau devenu très-éclatant, « restera seulement entouré d'une légère nébuloc( site; l'époque où cette nébulosité, à son tour, se « sera condensée : alors l'observateur aura suivi la (( naissance d'une étoile dans toutes ses phases K »
Chaque astre a sa sphère propre d'attraction dont il est le centre, et qui, en ce sens, le limite individuellement; mais ces centres particuhers peuvent dépendre, par rapport à une sphère plus grande, d'un centre principal, avec lequel ils constituent un système, comme on l'a nommé, ou un ensemble, un tout, dont les diverses parties, réciproquement solidaires, exercent l'une sur l'autre une mutuelle action, d'où résulte, pour ne la considérer ici qu'au point de vue mécanique, l'ordre de leurs mouve-
' Rapport de M. Arago sur un projet de loi proposant l'allocatioa <i'im crédit pour l'Observatoire.
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ments; et nul donte que tons les systèmes ne soient entre eux dans le meino irenre de relation, n'exercent, au sein de l'immensité, les uns sur les autres, une pareille action. La pensée se perd dans la complication presque iiillnie de ces rapports, dont l'harmonie opère l'unité de la Création, qui se résout dans l'unité de la Cause créatrice.
Tout corps concret renferme, dans une proportion déterminée par sa nature intime, de l'électricité, de la lumière et du calorique *. Produit plus ou moins complexe des formations accomplies dans l'éther, et de leurs combinaisons successives, il a, dès-lors, pour fonds primitif l'éther même, etconséquerament, possède en soi les propriétés, les énergies inséparables de l'éther. Mais ces énergies, dans la mesure que nécessite Texistence du corps qui ne subsiste que par elles, épuisent en lui leur activité, s'y concrètent comme l'éther, pour ainsi parler, et cessent,
' La chimie niTivc par d'autres voies à cette conclusion. M. Bandrimont, d'accord en cela avec l'Ecole [fcnevoise, établit, comme nne conjecture à laquelle conduit Tobsoivation des faits, « que l'élcctri- « cité, la chaleur et la lumière sont inhérentes aux molécules, qui en « possèdent chacune une certaine dose, comme elles possèdent là « pesanteur. » Mémoire inséré -sans les Annales de physique et de chimie^ et cité par la Revue e/icxdopédùjue, octobre 1832, p. 207. L'hypothèse ([ui l'ait de la lumière un principe constitutif des corps, n'a rien de contraire au système des ondes; car, en dehors des idées qu'on y i)eut joindre, comme on les en peut séparer, sur l'essence de la lumière même, le système des ondes n'est relatif qu'au mode de prop'»,'îation de la lumière libre dans le lluide éihéré.