‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 44 sur 229 · LIVRE X*. ~ CilAPîTîîE IVe. 8Î · texte numérisé non relu

LIVRE X*. ~ CilAPîTîîE IVe. 8Î

par conséquent, de se iiianiiester par les phénomènes généraux qui les caraclérisentà l'état libre. Nul corps concret n'engendre donc de soi-même, en tant que concret, de phénomènes d'électricité, de lumière et de calorique. C'est pourquoi les corps planétaires ne sont point lumineux par eux-mêmes, et le soleil n'offre pas une exception réelle à cette loi ; car ce n'est pas de lui, de son noyau sohde, qu'émanent les effluves d'électricité, de lumière et de calorique, qui portent la vie dans ses satellites, mais d'une atmosphère extérieure à lui, et par atmosphère nous entendons un certain milieu éthéré, lequel, dans le système auquel notre planète appartient, est le centre d'activité et comme le foyer où se concentre l'action propre de i'éther et de ses énergies essentielles.

Les corps célestes solides ou concrets marquent, dans l'évolution physique de TUnivers, les termes les plus avancés de cette évolution, puisque seuls ils renferment, à différents degrés sans doute, les conditions indispensables de l'organisation, ou les conditions de l'existence des êtres supérieurs. Toutefois ces conditions spéciales continuent d'être liées aux conditions premières et générales de toute existence, à la constitution primitive de I'éther et à son action permanente, ainsi qu'aux résultats successifs de cette action, lesauels subsistent immua-^

blement en ce qu'ils ont de radical, car rien ne périt dans la Création, parce que tout y est nécessaire.

Les planètes et leurs satellites dépendants de notre soleil ne nous donnent très-probablement qu'une incomplète et bien foible idée du nombre réel des corps qui existent et se meuvent dans sa sphère d'attraction. On a de fortes raisons de penser qu'elle contient des myriades d'astéroïdes, que leur petitesse relative dérobe à notre vue, tant la fécondité de la nature est grande. Chaque jour aussi Ton découvre quelqu'un de ces astres singuliers qui ont reçu le nom de comètes , et parmi lesquels il en est qui, aujourd'hui, appartiennent incontestablement à notre système, bien qu'à l'origine ils aient pu n'en pas faire partie. Dans les divers états oii ils se montrent à nous, ils semblent présenter à notre observation des mondes en voie de croissance et comme des embryons de planètes futures.

Existe- t-il un point central autour duquel s'ordonne l'innombrable multitude des systèmes déjà formés et de ceux qui se forment incessamment dans l'espace ? La prodigieuse accumulation des corps stellaires et des nébuleuses en certaines régions du firmament, le pourroit faire croire, mais nous n'en avons aucune preuve. Seulement on ne sauroit dou-

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