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niuUanément et nécessairement. Toutefois Taction propre de chacune pouvant être aisément distinguée de l'action des autres, Tesprit peut séparer, pour l'envisager isolément, ce qui dans les phénomènes est inséparable.
Occupons-nous d'abord du fluide correspondant^ selon nous, au principe de force.
L'ensemble des faits connus tend chaque jour davantage à confirmer l'idée théorique de Fidentité des fluides électrique, galvanique et magnétique. Les différences qu'on observe entre eux ne sont que des différences dans les effets résultant de l'aclioiî radicalement la même d'un principe unique et universel, selon les divers genres de rapport où il se trouve avec les deux autres principes également universels, et avec leurs combinaisons dans les corps de structure ou de nature diverse.
Quoique partout répandu, puisqu'il est une des énergies essentielles de Féther, nous considérerons en ce moment le fluide électrique dans ses relations particulières avec le globe que nous habitons. Ce que nous en dirons sera, d'ailleurs, dans sa généralité, applicable à tous les autres globes dont Fespace est rempli.
La terre, en tournant sur elle-même, accomplit autour du soleil comme centre un mouvement de translation. Elle a donc en soi une force propre qui
opère ce mouvement de sa masse auquel toutes ses molécules participent, et cette force générale est la somme de toutes les forces des molécules, comme sa direction est la résultante de toutes leurs directions.
Il y a donc une direction générale du fluide électrique dans le sens du mouvement général et commun de toutes les molécules, ou un courant de ce fluide selon l'axe déterminé par la résultante de toutes les directions partielles. Toutefois ces directions partielles variant par Feffet du travail chimique qui s'opère constamment dans la masse du globe, on conçoit que la résultante de ces directions, ou la direction générale du fluide électrique terrestre, puisse elle-même varier, et varie même nécessairement en certaines limites, sans que, d'ailleurs, ces variations puissent apporter le moindre changement aux mouvements de rotation et de translation de la terre.
Il existe aussi à la surface de la terre et dans son sein, des mouvements particuliers indéfiniment variés quant à leur direction, mouvements qui ne peu-, vent non plus être produits que par la force inhé* rente à chaque molécule.
Outre la direction générale du fluide électrique, il y a donc des directions secondaires de ce même fluide dans le sens du mouvement particulier de chaque molécule, quelles que soient les causes qui