‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 68 sur 229 · LIVRE Xe. — OÎAÏMTUE VI · texte numérisé non relu

LIVRE Xe. — OÎAÏMTUE VI

nous semble également probable que ces vibrations, déterminées par des moyens non mécaniques, par l'électricité, je suppose, si elle se prôtoit à cette application, offriroient les mêmes résultats.

Le mouvement de la lumière dans un milieu parfaitement homogène et d'égale densité, dans l'éther par exemple, s'opère par ondes régulières, sans aucune décomposition du faisceau lumineux. Les modifications qu'éprouve ce mouvement simple dans les milieux hétérogènes, ou de densité diverse, et à la rencontre des corps» résultent de plusieurs causes ; des lois générales du mouvement, qui sont les lois de la force pure ; des lois de la forme, qui sont les lois propres de la lumière, et qu'on peut diviser en deux classes, ou dont les effets peuvent être rapportés à deux ordres de causes, les unes extérieures au fluide lumineux, les autres intérieures, mais qui dérivent du même principe.

Les causes extérieures sont les différences que présentent dans les formes de leurs molécules et dans leur mode d'agrégation, les milieux traversés par la lumière.

Les causes intérieures sont la diversité des éléments constitutifs du fluide lumineux lui-même, diversité qui se manifeste par celle des couleurs dans la décomposition de la lumière blanche, et par les propriétés différentes des rayons diversement colorés.

11 est clair que ces causes sont les mêmes dans leur principe, ou, en d'autres termes, qu'elles dépendent d'un principe commun, le principe de la forme, et que leur action doit modifier les phénomènes généraux du mouvement de la» lumière; car les conditions du mouvement ne sauroient varier sans que le mouvement ne varie, et la variété du mouvement prouve la variété de ces mêmes conditions. Ainsi le faisceau de lumière blanche ne peut être décomposé, les rayons de nature diverse ne peuvent être séparés, à moins que le miheu qu'ils traversent n'exerce sur eux une action réelle, et que chacun de ces rayons ne soit diversement affecté par les causes qui agissent sur le faisceau entier, ou n'ait en soi quelque chose de propre qui le détermine à un mouvement différent de celui des autres rayons. Des causes physiques et chimiques qui modifient le mouvement de la lumière, et que. nous venons d'énumérer en ce qu'elles ont de général, naissent les phénomènes de réflexion, de réfraction, de diffraction et d'interférence.

Nous remarquerons sur un fait particulier de celle-ci, que quoique, dans le système des ondulations, on conçoive que deux rayons se détruisent en se rencontrant, ou que leur éclat s'éteigne, lorsqu'ils arrivent au point de concours avec des vitesses opposées, cependant la pensée semble désirer en-

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