‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 7 sur 229 · I.1VRE X^ — CHAPITRE 1er · texte numérisé non relu

I.1VRE X^ — CHAPITRE 1er

muette, parce qu'elle n'a point de verbe. Comme une privation effective ne peut être conçue, pensée, en un mot n'a de sens que par l'idée préalable de l'objet qui en est affecté, le nombre pareillement n'a de sens qu'au moyen de la langue positive dont le caractère propre et fondamental est l'affirmation. Nulle proposition, nulle énonciation numérique qui n'implique le mot est^ et conséquemment ce que représente le nombre purement négatif par sa fonction dérivée de son essence même, emprunte toute sa valeur, tout son être, pour parler ainsi, de quelque cbose au dehors de lui, et antérieur à lui.

Les conditions premières de la Science étant données par le langage, elle se pose sur la double base des faits et des lois des faits. L'observation fournit les faits , la pensée découvre les lois ; elle remonte des choses à la raison des choses, des phénomènes aux causes des phénomènes , aux énergies qui les produisent par leur efficace essentielle, et dont ce qu'on nomme loi n'est que le mode d'action.

Mais l'homme a des relations de plusieurs ordres avec ce qui existe hors de lui, et de là diverses branches de la Science.

De ses relations avec l'Univers avec ce qui se manifeste sous les conditions de l'étendue, les conditions de l'espace et du temps, naissent les sciences phy-

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