‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 8 sur 229 · TOM. IT · texte numérisé non relu

TOM. IT

18 ir PARTIE. — DE LHOMME.

siques, chimiques, physiologiques, lesquelles reposent sur Tobservation d'une prodigieuse variété de faits, qui, classés en différents groupes, constituent autant de sciences partielles qui s'impliquent mutuellement, et dont la réunion forme la science générale des corps animés et inanimés, depuis la molécule atomique jusqu'aux masses énormes qui, gravitant Tune vers l'autre, décrivent leurs orbites au sein de Timmensité; depuis l'organisation la plus simple, soit végétale, soit animale, jusqu'à la plus complexe dans son unité, unité qui, dans la série ascendante des êtres, croît avec leur complexité même.

En dehors de l'ordre phénoménal, un autre genre de relations unit Thomme avec Dieu, et en lui et par lui avec l'inétendu, les idées, les essences conçues comme nécessaires, comme indépendantes, dans leur existence absolue, du temps et de l'espace : d'où naissent les sciences métaphysiques, ou selon la force même du mot, de ce qiîi, au-dessus de la nature, exempt de toute contingence, a en soi-même, au sein de l'Etre infini, sa raison, sa cause. La science du droit et celle du devoir appartiennent primitivement à cet ordre, y ont leur racine, et en forment la partie la plus importante pour l'homme, puisque des lois du devoir et des lois du droit qui, à 1 égard de tous les êtres, sont les lois de la ^ie, dépendent

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