‹ Esquisse d'une philosophie (volume 2)Chapitre 74 sur 229 · TOME IV · texte numérisé non relu

TOME IV

ne traverse pas un même milieu, à beaucoup près^ en quantité égale. Mais, par cela même que les foyers d'où émane la chaleur sont de nature diverse, le calorique doit être en eux dans des rapports divers aussi avec la lumière et l'électricité, dont l'action, en ce cas, doit modifier la sienne. Une plaque de verre noir intercepte toute chaleur^rovenant de la partie lumineuse d'un spectre solaire bien fait, et laisse passer la chaleur obscure au-delà du rouge ^ Donc Tunion du calorique avec la lumière modifie la transmissibilité du premier à travers un même milieu. Ces considérations empruntent une nouvelle force d'un fait général, sans exception, et jusqu'ici incontesté. Si le calorique étoit hétérogène comme la lumière, les radiations calorifiques diverses auroient nécessairement, comme les radiations lumineuses diverses, des propriétés chimiques différentes. Or, de quelque source que le calorique émane, quelque soit le milieu qu'il ait traversé, en quelque quantité qu'il Fait traversé, il n'offre pas la moindre trace de différences semblables, et son action chimique est constamment la même ^.

1 Expérience de M. Mathiessen. Comptes rendus de V Académie, 10 avril 1843.

' Nous entendons que, quelle que soit la diversité supposée du calorique émanée de foyers divers, diversité qui se réduit de fait à des ptiénomènes de transmission , il ne semanifeste point, sous sa seule influence, des affinités chimiques diverses. Au reste, nous reconnoissons

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