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242 IIe PARTIE. — DE L'HOMME.
plaire immuable, éternel, et du Beau absolu qu'il reflète.
Pour exprimer cette conception , la peinture a , comme nous l'avons dit, deux moyens généraux qu'elle doit combiner, le dessin et le coloris. Ils correspondent respectivement, quant aux résultats de leur combinaison dans la langue des corps, et quant à ces résultats seulement, aux deux éléments essentiels de l'art , qui sont aussi les deux éléments essentiels des êtres créés, l'esprit et la matière; car, en déterminant la forme, le dessin manifeste, en tant que distinct, ce que voit l'esprit ; et, en donnant tout à la fois à cette forme déterminée une surface réelle et du relief, en la détachant du fond , la couleur la rend saisissable à l'œil. Le premier donc a un rapport direct à la pensée, la seconde un rapport direct à la sensation. D'où Ton peut déjà conclure, premièrement, que là où le coloris sera la préoccupation principale de l'artiste , l'art tendra à se matérialiser, et qu'il aura, au contraire, une tendance à se spiritualiser , lorsque l'artiste se préoccupera du dessin principalement ; en second lieu que, dans la combinaison de ces deux éléments essentiels, le coloris doit être subordonné au dessin, autrement la sensation prévalant sur la pensée, l'art s'abaisseroit, sa langue pcrdroit ce qu'elle a d'intellectuel pour prendre un caractère vague ; elle deviendroit,