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TOMB III

2S8 IIe PARTIE. — DE L'HOMME.

chrétien avoit élevée à une si grande hauteur, fatiguée de l'effort nécessaire pour s'y maintenir, abaissoit ses regards vers la terre et réagissoit contre l'ascétisme rigide qui, s'indignant des liens corporels, tendoit à se dégager complètement des sens. Ceux-ci reprenoient leur empire, et, descendant des régions diaphanes, élhérées de la contemplation pure, l'homme, par la science, par l'art, par toutes les voies ouvertes à son activité , rentroit dans l'univers réel, dans le monde inférieur, et cependant divin aussi, des phénomènes.

(Tétoit-là une révolution, mais une révolution qui devoit avoir ses phases progressives, et dont le dernier terme, que l'humanité n'a pas encore atteint, résumera en les combinant les progrès partiels accomplis dans les âges antérieurs.

Le caractère le plus général de la transformation qui s'opéra dans l'art au quinzième et au seizième siècles, est une sorte de fusion du génie grec et du génie chrétien. Sans renoncer aux types consacrés et traditionnels, on les modifia, en s'efforçant d'y joindre la perfection de la forme matérielle. Cette recherche du Beau, non plus seulement dans l'expression du sentiment interne et de l'idée, mais encore dans la forme extérieure et sensible, imprimoit à l'art une direction nouvelle, une direction mixte d'abord, et qui, toutefois, s'infléehissant de

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