TOME III
500 11e PARTIE. — DE L'HOMME.
tout mouvement déterminé indéfiniment continu , implique trois conditions nécessaires : une périodicité réelle ; la décomposition du mouvement total, dans ses rapports avec l'unité fixe de la force qui l'engendre, en une série de mouvements partiels accomplis dans une durée égale et décomposables eux-mêmes en parties aliquotes de cette durée et de la force génératrice ; enfin, deux temps, l'un fort, l'autre foible dans chacun de ces mouvements partiels, qui, puisqu'ils commencent et finissent, se composent dés-lors d'une période croissante et d'une période décroissante. Or, ces trois conditions de périodicité, de décomposition du mouvement en partie correspondantes à son unité fondamentale, et décomposables elles-mêmes en aliquotes de cette unité ; dans chacune de ces parties deux temps, l'un fort, l'autre foible : ces trois conditions, disons-nous, constituent l'essence du rhythme. Tous les mouvements de la nature, et spécialement les mouvements des astres dans leurs orbites si réguliers, sont, comme le pensoient les anciens, réellement rhythmés. Mais, à cause des étroites limites de nos facultés pendant la vie présente , si notre esprit conçoit l'existence de ces rhythmés merveilleux qui font de la Création comme une vaste harmonie *, ils échappent à notre perception ) 1 On sait que Kepler fut conduit à la découverte des grandes lois