‹ Esquisse d'une philosophie (volume 3)Chapitre 50 sur 247 · LIVRE VIIe. >— CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

LIVRE VIIe. >— CHAPITRE VI

sivement plus parfaites , demeure toujours radicalement la même , et comme l'affinité est véritablement et sans ligure l'instinct des êtres organiques l'instinct aussi est l'affinité des êtres organisés.

Tous les animaux, quelle que soit leur classe, se développent d'abord semblablement et de la même manière au fond que les êtres inorganiques, quoique leur développement respectif présente aussi , mais secondairement, des différences très-grandes relatives à ce que leurs natures ont de différent. Dans un milieu qui réunisse les conditions qu'implique la formation d'un corps donné, supposez un noyau de cristallisation : par la puissance d'affinité qui lui est inhérente, il élaborera dans ce milieu un nombre indéfini de molécules similaires qui viendront se superposer autour de leur centre commun, suivant un ordre d'arrangement déterminé par des lois constantes. Supposez ensuite un point vivant, punctum saliens, un germe enfin dans un milieu qui réunisse les conditions propres de son développement, vous verrez se produire le même phénomène. Par son action sur le milieu où il est plongé, ce germe élaborera des molécules dune certaine nature et croîtra peu à peu en se les assimilant. Comment ne pas reconnoître dans ces deux cas les'effets d'une cause fondamentalement la même? Seulement, dans les corps bruts, chaque molécule similaire, résultat

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