TOME m
08 H6 PARTIE. — DE L*HOMMÈ.
de l'efficace de la forme, est cette forme tout entière , est l'être organique tout entier , et dès-lors le produit de sa croissance ne peut être qu'un simple aggrégat; tandis que, dans l'être organisé, la forme une et complexe qui constitue son essence , implique des formes secondaires qu'elle doit réaliser par son efficace, et, en outre, ordonner entre elles, combiner intimement pour les ramener à son unité. De là une chimie nouvelle, la chimie organique, laquelle ne diffère de la chimie des corps inorganiques que par les modifications que la différence des natures apporte nécessairement dans l'action de ces mômes natures. La forme complexe d'un être organisé, d'un être vivant, doué de la faculté de sentir et de spontanéité, ne sauroit offrir de tout point le même mode d'action que la forme inférieure des êtres dépourvus de véritable unité individuelle et de tout ce qu'implique l'unité individuelle; et cependant, quoique soumis sous ce rapport à des lois diverses , les uns et les autres subsistent et se développent selon leur nature , en vertu de l'énergie inhérente à cette même nature ou à leur forme spécifique ; de sorte qu'ils viennent tous , en quelque façon , se ranger sous une même loi primordiale , universelle , rigoureusement une et indéfiniment flexible.
Cela est manifeste pour tous les êtres organisés