PRÉFACE. XIII
renferme de nécessaire , nous sommes conduits à reconnoître que la substance une. et infinie est nécessairement douée de trois propriétés sans lesquelles on ne la sauroit concevoir, et que ces propriétés essentielles ne sauroient ellesmêmes être conçues que sous une notion semblable à celle qu'exprime le mot personne. En un mot , nous montrons que le dogme chrétien de la Trinité , résultat du travail de la raison humaine pendant de longs siècles et de son développement progressif, est le plus haut point où elle soit encore parvenue dans la science de Dieu, et que ce dogme en restera la base inébranlable , quels que soient les progrès futurs de cette même raison. Seulement, par une direction de la pensée dont les bornes d'une préface ne nous permettent pas d'expliquer ici les causes , on s'étoit appliqué presque uniquement à la philosophie, pour ainsi parler , des Personnes divines et de leurs relations mutuelles , sans s'occuper des propriétés qui en sont le fondement, et sans même en déterminer la notion essentielle. Nous nous sommes , au contraire , efforcé particulière-