XIV PRÉFACE
ment de déterminer cette notion , d'où se déduit celle de personne, autrement incompréhensible, puisqu'elle se réduiroit à une pure abstraction ; et nous avons attaché d'autant plus d'importance à éclaircir ce qui touche les propriétés nécessaires de l'Etre absolu, que la science tout entière de l'univers en dépend.
Nous faisons voir ensuite qu'il existe en Dieu un principe spécial dont la fonction est de distinguer, dans l'Intelligence infinie, les idées en les terminant ; après quoi , ayant expliqué comment il y a en Dieu à la fois unité et multiplicité, nous parlons de ces modes d'être.
Puis, passant à la Création, nous la considérons d'abord dans l'acte qui l'accomplit et dans les conditions nécessaires qu'elle implique : ce qui nous oblige à rechercher ce que la matière est en soi , quelle est la notion qu'on doit s'en former. Nous croyons avoir établi clairement qu'elle correspond, dans l'univers, à ce qu'est en Dieu le principe de distinction , qu'elle n'est que ce principe même réalisé extérieurement, et devenu hors de Dieu la limite affective des êtres dont il distingue en lui les