CONSÉQUENCES DE CB QUI PRÉCÈDE
L'Être ayant trois propriétés essentielles , et n'en ayant que trois, tous les phénomènes de l'univers résultent dès-lors de la combinaison de ces propriétés subsistantes sous différents modes , ou à différents degrés de limitation , dans les divers ordres d'êtres ; et comme , ainsi que nous l'expliquerons plus amplement ailleurs , tout change , tout se transforme, tout est en un perpétuel mouvement dans la Création, il y a une perpétuelle action et une communication perpétuelle des propriétés de l'être , de la force, de l'intelligence et de l'amour. Sitôt que l'observation se généralise par la comparaison des phénomènes particuliers, elle conduit donc àreconnoître ces trois grandes causes universelles continuellement agissantes , sans que jamais elle puisse les saisir en elles-mêmes , parce qu'elles n'existent dans l'univers que sous la condition de la limite, c'est-à-dire revêtues d'une enveloppe matérielle que
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la pensée pénètre , mais qui est impénétrable aux sens. La force , l'intelligence ou la forme , l'amour ou la vie , considérés comme causes générales manifestées à nos sens , doivent donc être conçues sous la notion de fluides essentiellement distincts , ou de certaines énergies spécifiques existantes au sein de l'univers , sous une limite matérielle. 11 existe donc dans la nature trois grands fluides primitifs, qui ne sont autre chose que les trois propriétés essentielles de l'être dans leurs rapports avec le monde physique et avec nos sens. Et, en effet, la science admet l'existence de fluides semblables qu'elle ne connoît que par leurs effets, et que l'observation ne sauroit atteindre dans ce qui les constitue intimement.
Or, en rapprochant les résultats de cette même observation , des conséquences qui se déduisent de la théorie générale de l'Etre , on est autorisé , ce semble , à penser que le calorique ou le fluide igné est identique avec l'amour ou le principe de vie, la lumière avec l'intelligence ou le principe de la forme; et comme il ne peut plus y avoir qu'un fluide primitif élémentaire correspondant à la force, il faudroit conclure que les fluides magnétique, électrique et galvanique, ne sont radicalement qu'un même fluide envisagé dans ses effets divers.
Mais après avoir séparé ainsi , en les spécifiant par ce qu'elles ont de propre , ces puissantes éner-