CHAPITRE V
CONTINUATION DU MÊME SUJET
On a vu comment , décomposés par l'action des causes extérieures , les êtres inorganiques se transforment en se combinant , de sorte que la destruction de ce genre d'êtres , intimement liée à leur formation , n'est en réalité qu'apparente , si on la considère dans ses rapports avec le tout. Mais, sous un autre point de vue , il n'est aucun être , même organique , qui , par les lois universelles de la Création, ne soit destiné à une espèce d'immortalité relative ou à se perpétuer indéfiniment. Car, en premier lieu , les corps bruts , qui ne possèdent point d'individualité véritable , subsistent dans la forme qui constitue la nature de chacun d'eux , quelle que soit leur plus grande , ou leur moindre masse, et subsisteront jusqu'à ce qu'une révolution totale ne change dans notre planète les conditions générales de l'existence des corps ; et leur vie dès-lors est indéfinie.