‹ Esquisse d'une philosophieChapitre 16 sur 245 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

plus importante, puisqu'elle en forme la base, a pour résultat de constater que les lois du fini et de l'infini, qui ne sont, en effet, et ne peuvent être que les lois de l'Etre, un par son essence , sont radicalement identiques ; c'est-à-dire que les lois de l'univers ne sont que les lois de Dieu manifestées extérieurement sous les conditions de la limite; lois nécessaires, inaltérables, qui se spécifient dans chaque ordre d'êtres, dans chaque genre, chaque espèce, chaque individu même, en se rapprochant toujours plus de ce qu'elles sont en Dieu, à mesure que les natures, en s' élevant, se rapprochent de lui.

La seconde partie est tout entière consacrée à l'étude de l'homme. Mais, à l'entrée même de celte étude, on se trouve arrêté soudain. Chez les êtres inférieurs à l'homme, les faits sont l'exacte expression des lois, et celles-ci peuvent dès-lors être déduites rigoureusement de ceux-là. Jamais l'ordre ne souffre aucune altération. Il n'en est pas ainsi de l'homme. Ses actes ne sont pas tous, à beaucoup près, l'expression de ses lois; il le sait, il en a la conscience invincible; et cette çliscordance, qu'on ne remarque qu'en lui, tient

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